4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

Dans le cadre des conférences du 8 mars :

Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70, par Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Dans la foulée de mai 68 et des États généraux du cinéma, le cinéma d’intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte.

Dans ce contexte d’effervescence militante, des réalisatrices s’emparent dès la fin des années 60 des nouvelles ressources de la vidéo, avec les premières caméras Portapacks. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation.

Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles comme Les Insoumuses, Le lézard du péril mauve et de la Guerrière pamplemousse, Video Out les Muses s’amusent ou Videa. Les premières vidéos féministes font éclater les cadres traditionnels, le cadre de l’image et le carcan du son adossé au commentaire.

Delphine Seyrig comme Carole Roussopoulos, Ioana Wieder ou les femmes de Videa apportent leur touche singulière faite d’humour caustique, de questionnements politiques et d’engagement féministe.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

ENSA Limoges