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Fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder,
le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir a pour mission de recenser tous les documents audiovisuels
sur les droits, les luttes, l'art et la création des femmes, de les faire connaître et de les distribuer.
 
Dans la foulée de mai 68 et des Etats généraux du cinéma, le cinéma d'intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte. Dans ce contexte d'effervescence militante, des réalisatrices s’emparent des nouvelles ressources du cinéma, et en particulier de la vidéo, avec les caméras Portapak de Sony. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation. A l'instar de Virginia Woolf qui réclamait Une chambre à soi, les féministes demandent "une caméra à soi", et en font un acte de renaissance. Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles. Les réalisatrices ne commentent jamais les propos de l'extérieur, à travers une voix off. Ne pas couper, ne pas censurer.
Rien ne doit entraver ou altérer la parole. Les films, les vidéos, les enregistrements sonores, les rushes du fonds du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir sont issus du cinéma militant des années 1960 à 1980, de l’art vidéo des années 1980, des mouvements sociaux et politiques des années 1990 à 2000.

Pour en savoir plus, téléchargez l'historique du centre
 
Le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir filme et archive aussi des événements contemporains. La création d'une mémoire audiovisuelle s'inscrit dans la perspective commune au mouvement des femmes de donner une image positive de leur place, de leur rôle et de leur contribution.

Ce fonds compte de nombreuses vidéos militantes féministes, gays et lesbiennes des années 1970-1980, mais aussi des œuvres plus récentes, documentaires, vidéo art, fiction et films expérimentaux produits en France et à l'étranger.
Grâce au CASdB, les vidéos des fondatrices (Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder), mais aussi des groupes tels 'Les Muses s’amusent', Videa, 'Les Insoumuses' ou Video Out sont de nouveau en circulation. Le fonds valorise des oeuvres trop souvent méconnues, peu visibles, voire encore oubliées faute de distribution…

Parallèlement à ce travail de sauvegarde et de valorisation d’une mémoire audiovisuelle, le Centre s’est donné pour mission l’éducation à l’image et en premier lieu l’analyse des représentations sexuées dans l’audiovisuel.
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