Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Les cafés des femmes de l’association Souffles d’Elles.

Les cafés des femmes de l’association Souffles d’Elles.

Souffles d’Elles est une association fondée en 2004 et présidée par Marie-Jo Bonnet. Pendant 5 ans, les Cafés des femmes de l’association reçoivent une centaine de femmes créatrices qui viennent présenter leur travail et leurs expériences à la Coupole, un dimanche par mois. En 2021, Anemari Vierge a déposé au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir 22 enregistrements de ces Cafés des femmes, ils seront bientôt accessibles à nos cotisant.e.s.

En 2010, le Café des femmes fête les 40 ans du Mouvement de libération des femmes au café l’Hélicon, et consacre cinq séances spéciales au « MLF par celles qui l’ont vécu ». Les enregistrements de ces cafés des femmes ont été déposés par Marie-Jo Bonnet fin 2021 également.

Ces derniers enregistrements sont dorénavant consultables par les cotisantes et cotisants du Centre, c’est une porte d’entrée vers l’histoire du Mouvement.

Le 28 février 2010, le Café des femmes, intitulé L’émergence du MLF, donnait la parole à Emmanuèle de Lesseps, Christine Fauré et Liane Mozère.

Elles évoquent les débuts de leur engagement : l’expérience de mai 68, les groupes féministes précédant le Mouvement de libération des femmes, leurs autres expériences ayant nourri leur militantisme.

Café des femmes Le MLF par celles qui l’ont vécu : L’émergence du MLF / dépôt Marie-Jo Bonnet

Le 28 mars, il était question des premiers journaux avec Jacqueline Feldman, Françoise Collin et Xavière Gauthier.

Jacqueline Feldman revient sur Libération des femmes année zéro qui a d’abord été un projet de livre avec Anne Zelensky avant d’être publié dans Partisans. Il est ensuite question du Torchon brûle. Françoise Collin raconte les origines de la revue Les cahiers du Grif tandis que Xavière Gauthier, évoque d’abord Les Parleuses, échanges avec Marguerite Duras qui ont été enregistrés, puis la revue Sorcières dont l’idée était de se consacrer aux productions des femmes en mettant en avant ce qui les distinguaient de celles des hommes.

Café des femmes Le MLF par celles qui l’ont vécu : Les premiers journaux / dépôt Marie-Jo Bonnet

Le 25 avril, le café des femmes s’intéressait à la liberté sexuelle avec Marielle Issartel, Charles Belmont, et Marie-Jo Bonnet.

Le rôle des lesbiennes au sein du Mouvement de libération des femmes et des mouvements gay est abordé, Marie-Jo Bonnet évoque le groupe des Polymorphes perverses, Arcadie, ou encore le FHAR et les Gouines Rouges. Marielle Issartel revient sur la lutte pour obtenir la légalisation de l’avortement, l’apprentissage de la méthode Karman, les pratiques du MLAC, la question de la médicalisation ou non de l’acte d’avortement. Question est posée aussi de savoir si les femmes ont été victimes de la liberté sexuelle des hommes.

Café des femmes Le MLF par celles qui l’ont vécu : La liberté sexuelle / dépôt Marie-Jo Bonnet

Le 30 mai, les créatrices étaient à l’honneur avec Raymonde Arcier, Anne-Marie Faure-Fraisse et Françoise Flamant.

Raymonde Arcier revient sur son travail de collage dans Le Torchon brûle et ses tricots au crochet, sur ce qu’elle appelle de « l’art ménager » pas rentable. Elle évoque la difficulté d’être une femme quand on est artiste. Françoise Flamant raconte le premier festival des films de femmes en France, Musidora, en 1974 et parle de sa rencontre avec les charpentières qui deviendront les protagonistes de son film Raising the Roof. Anne-Marie Faure-Fraisse, elle, parle de son expérience au sein du groupe vidéo féministe Vidéa. Au cours de la discussion suivant la présentation, la question de la transmission et de l’actualité des luttes féministes est soulevée (nous sommes avant #Metoo).

Café des femmes Le MLF par celles qui l’ont vécu : Créatrices – cinéma, arts, vidéo : Musidora, Videa, les plasticiennes / dépôt Marie-Jo Bonnet

Enfin, le 20 juin, le dernier café des femmes de cette série abordait la révolution culturelle et symbolique des femmes avec Roseau Grange et Rosi Braidotti.

Roseau Grange évoque son travail de création au sein du collectif des femmes en révolte, les groupes de paroles de femmes, le premier festival de films de femmes à New York et les initiatives qui suivront en France. Rosi Braidotti parle de son parcours de chercheuse, de l’influence de Derrida et Deleuze sur son travail.

Café des femmes Le MLF par celles qui l’ont vécu : La révolution culturelle et symbolique des femmes / dépôt Marie-Jo Bonnet

Ce « Dans le champ » a été réalisé grâce au travail de notre stagiaire Mathilde Ménier, merci à Marie-Jo Bonnet pour sa relecture.

Si vous avez une cotisation annuelle de consultation en cours, vous pouvez accéder comme d’habitude à ces vidéos sur demande à doc@centre-simone-de-beauvoir.com.

Plus d’infos sur le travail de Marie-Jo Bonnet et l’association Souffles d’elles ici.

Publié par Centre audiovisuel Simone de Beauvoir dans Dans le champ
Mardi 28 juin 2022 à 18h30 Projection du film « Mon nom est clitoris »

Mardi 28 juin 2022 à 18h30 Projection du film « Mon nom est clitoris »

Mardi 28 juin 2022 à 18h30
à la Cité audacieuse 9 rue de Vaugirard 75006 Paris
Projection du film « Mon nom est clitoris »
de Lisa Billuart Monet & Daphné Leblond
France, 2019, 1h28

Accès libre sur réservation en écrivant à presse@centre-simone-de-beauvoir.com

Douze jeunes femmes de 20 à 25 ans racontent le parcours de leur sexualité depuis l’enfance. Dans leur chambre, face caméra, elles s’adressent aux deux réalisatrices en proie aux mêmes questions. Elles se remémorent les premières sensations, les explorations hasardeuses, les conversations dans le noir et les obstacles inattendus.
Toutes sont mues, chacune à leur manière, par un même élan : la quête d’une sexualité épanouissante, libre et égalitaire. Le film reconstruit un dialogue absent ou trop tardif ; il offre à ces jeunes femmes, et aux spectateur.rices à leur suite, un espace pour repenser des inégalités qui sont érigées en système social.

Lisa Billuart Monet est franco-belge. Elle commence ses études de cinéma en France par une MANCAV (Mise à Niveau Cinéma et Audiovisuel) à Corbeil-Essonnes, et poursuit ses études supérieures à l’INSAS à Bruxelles, dont elle sort diplômée de la Section Image.
Aujourd’hui, elle travaille en tant que réalisatrice de documentaire, chef opératrice et assistante caméra, en Belgique et en France.

Daphné Leblond a grandi à Sceaux dans la banlieue sud de Paris. Après son cursus à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm et un master de recherche en cinéma à la Sorbonne-Nouvelle (Paris III), elle a complété sa formation à l’INSAS dans la section montage/Scripte. Aujourd’hui, elle monte et réalise des documentaires.
Mon nom est clitoris est son 1er film, co-réalisé avec Lisa Billuart.
La séance sera suivie d’une rencontre avec Daphné Leblond

En partenariat avec la Fondation des femmes.

Avec le soutien de la Cinémathèque du documentaire & la Ville de Paris.


Tournage du film

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Lundi 9 mai 2022 à 19h : Engagées ! Séance de 3 courts métrages en présence des réalisatrices

Lundi 9 mai 2022 à 19h : Engagées ! Séance de 3 courts métrages en présence des réalisatrices

Engagées ! Séance de 3 courts métrages en présence des réalisatrices

Lundi 9 mai 2022 à 19h à la Cité audacieuse 9 rue de Vaugirard 75006 Paris

Accès libre sur réservation ici

Elle (Marielle Franco) de Liliane Mutti & Daniela Ramalho
Brésil, 2021, 8 min
Un an après l’assassinat de Marielle Franco, ses parents Antônio et Marinete Silvia se rendent à Paris pour participer à l’inauguration du jardin qui porte le nom de leur fille. Depuis Paris, on entend Marielle, femme politique au Brésil, militante des causes féministes, noires et LGBTQI+.

Hirugarren Koadernoa (Third Notebook) de Lur Olaizola Lizarralde
Espagne, 2022, 21 min
Deux femmes lisent les journaux de Dolores González Katarain, ex membre de l’ETA plus connue sous le nom de Yoyes, racontant son exil au Mexique. Des écrits d’Ulrike Meinhof, Simone de Beauvoir, Rocío Díazescobar, Alexandra Kollontai, Tina Modotti forment un écho à son récit.

Faut pas obéir de Marie Chartron
France, 2021, 30 min
Entretien avec Hellyette Bess filmée dans sa bibliothèque anarchiste Le Jargon libre à Paris.

La séance sera suivie d’une rencontre avec les quatre réalisatrices.

En partenariat avec la Fondation des femmes,
Avec le soutien de la Cinémathèque du documentaire et de la mission cionéma de la Ville de Paris.

Biographies des réalisatrices.

Lur Olaizola Lizarralde (Donostia,1988) est programmatrice de films et réalisatrice. Depuis 2015, elle coordonne la programmation cinéma au Centre international pour la culture contemporaine, la Tabakalera de Donostia – San Sebastián.
Elle a été la commissaire du focus Desde el principio. Historias del cine feminista, programmé à la Tabakalera et à l’Artium. En 2017, elle a conçu la première rétrospective de José Val del Omar à New York (Distant Touch: José Val del Omar, Anthology Film Archives).
Elle a réalisé deux courts métrages : Xulia (2019) et Zerua Blu (2020), grand prix du meilleur court métrage espagnol, Zinebi 2020. Son troisième film est Hirugarren Koadernoa (Third Notebook).
En 2021, Lur est sélectionnée au Berlinale Talent. Depuis 2020 elle enseigne à l’école de cinéma Elías Querejeta Zine Eskola. Elle fait partie du comité de sélection du festival Punto de Vista.

Liliane Mutti est une réalisatrice-autrice pour la Filmz-Paris et fondatrice de Toca, une société brésilienne active dans les coproductions franco-brésiliennes. Spécialiste des études de genre (Université Paris 8), Mutti s’intéresse aux protagonistes féminines, aux films biographiques et d’archives. Elle préside l’Association Ciné Nova Bossa basée à Paris et a créé le collectif Ubuntu, qui s’est distingué dans la production d’art vidéo, comme la trilogie Génocide.
En 2021, elle lance la fiction Ta Clarice et finalise son long métrage Miúcha, une femme entre eux.
http://www.lilianemutti.com

Daniela Ramalho travaille depuis 2010 en tant que monteuse entre le Brésil et la France. Passionnée par le film documentaire et par un cinéma hybride, elle co-réalise en 2021 le court métrage poétique sur le politicienne Marielle Franco, assassinée en 2018 au Brésil. Les films montés par Daniela, ont été diffusés dans de nombreux festivals internationaux (IDFA, É Tudo Verdade, Festival International du Film de Rio).
https://vimeo.com/danielaramalho

Après un doctorat en philosophie politique consacré aux violences sexuelles comme injustices sociales, les questionnant dans leur articulation avec le genre, Marie Chartron travaille avec le réalisateur Raoul Peck pour la série documentaire Exterminate All The Brutes portant sur la colonisation européenne en Afrique, en Amérique et en Haïti, et ses dimensions racistes et génocidaires. Puis elle est chargée de la coordination des contenus (tournages documentaires, graphismes, musique, animation) de la série.
Elle co-signe avec Marion Guégan JUSTICE ! (Mélocoton Films), série documentaire de 5X20mn diffusée sur france.tv slash, portant sur le traitement judiciaire du viol. Au printemps 2021, elle participe à une formation « Pratique de la réalisation documentaire » aux Ateliers Varan, durant laquelle elle écrit et réalise Faut pas obéir.

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Mardi 19 avril 2022 à 21h Projection du film « Deux fois » de Jackie Raynal en sa présence

Mardi 19 avril 2022 à 21h Projection du film « Deux fois » de Jackie Raynal en sa présence

Mardi 19 avril 2022 à 21h au Forum des images, Paris

Projection du film Deux fois, film culte de Jackie Raynal en sa présence

France, 1968, 72 min

La séance sera suivie d’une rencontre.

« Deux fois pourrait aussi s’appeler : « Nous avions 20 ans et nous étions libres ». Les acteurs de ce film spontané – j’allais dire film-polaroid – ne sont autres que Francisco Viader, un metteur en scène de théâtre et acteur de renom, Sylvina Boissonnas, la financière du film, André Weinfeld, notre chef photo qui avait été celui du sublime Marie pour mémoire de Philippe Garrel, Néna Baratier, qui a su s’affranchir du montage en « montant » tous les plans, et moi-même, filmeuse de cette utopie. » Jackie Raynal

« Le cinéma au féminin nous fait redécouvrir ce que l’impérialisme de l’oeil avait réprimé : d’autres modes de montage d’impulsions où ce qui est vu et entendu change la perspective. »
Serge Daney, Les Cahiers du cinéma

Jackie Raynal
Jackie Raynal née en 1940 est réalisatrice, actrice, monteuse, programmatrice. Elle débute comme photographe pour se diriger très vite vers le cinéma et obtient en 1965 sa carte professionnelle de cheffe monteuse (chef monteur à cette époque ). Elle travaille pour Douchet, Rouch, Pollet, Rohmer, Godard et Chabrol.
En 1968, avec Sylvie Boissonas et Olivier Mosset, elle fonde le groupe Zanzibar, puis tourne à Barcelone son premier long-métrage Deux Fois (Grand Prix au Festival d’Hyères). Partie à New York elle dirigera de 1975 à 1992, le Carnegie Hall Cinema et le Bleecker Street Cinema en programmant des films indépendants internationaux.
Elle réalise New York Story (Grand Prix à Melbourne) et Hotel New York. Parallèlement elle joue dans plusieurs films et organise le Colombian Film Festival, Israël Film Festival ou Avignon Film Festival. De 1973 à 1986 avec Sid Geffen elle publie la revue de cinéma indépendant international 1000 Eyes Magazine. A partir de 2000, Jackie Raynal réalise de nombreux documentaires, comme Notes sur Jonas Mekas, Gougnette, La Nuit de l’ours.

Réservez vos billets ici

Forum des images
Forum des Halles 2 rue du cinéma
75001 Paris

En partenariat avec le Forum des images

Avec le soutien de la Mairie de Paris, la Fondation des Femmes, la Cinémathèque du documentaire.

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Carte blanche à la Cinémathèque de Bretagne. Mardi 22 mars 2022 à 20h au cinéma le Luminor-Hôtel de Ville, Paris

Carte blanche à la Cinémathèque de Bretagne. Mardi 22 mars 2022 à 20h au cinéma le Luminor-Hôtel de Ville, Paris

Mardi 22 mars 2022 à 20h
au cinéma le Luminor-Hôtel de Ville, Paris

Carte blanche à la Cinémathèque de Bretagne avec trois films :

– Y’à qu’à pas baiser ! de Carole Roussopoulos
France, 1971, 17 min

– Clito va bien réalisé par un collectif de femmes et le Planning familial de Brest
France, 1979, 34 min

– Mat et les gravitantes de Pauline Pénichout
France, 2019, 25 minutes

La séance sera suivie d’une rencontre avec Marie Carrez de la Cinémathèque de Bretagne
et la réalisatrice Pauline Pénichout

En partenariat avec

Avec le soutien de


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Dimanche 6 février 2022 à 11h : « Les Festins d’Annouchka » au cinéma le Luminor Hôtel de ville à Paris

Dimanche 6 février 2022 à 11h : « Les Festins d’Annouchka » au cinéma le Luminor Hôtel de ville à Paris

Séance spéciale Les Festins d’Annouchka

Un programme de films d’archives sélectionnés et présentés par Annouchka de Andrade 

au Cinéma Luminor Hôtel de ville, Paris / Dimanche 6 février à 11h

Quoi de mieux pour valoriser la richesse des collections du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir que de proposer encore plus de films, comme dans un copieux festin.
Je me propose de visiter les collections du centre audiovisuel et de mettre en regard une sélection de films avec ceux de la cinéaste Sarah Maldoror. Rechercher des correspondances, des pratiques, des thématiques communes qui parcourent l’œuvre de cette cinéaste.
Un apéritif joyeux et pétillant pour ouvrir l’appétit vers les cinémas d’autres femmes qui se sont battus contre les injustices et pour la diversité des goûts et des couleurs .
(Annouchka de Andrade)

Annouchka de Andrade

Avec plus de 30 ans d’expérience dans la coopération culturelle internationale, Annouchka de Andrade a travaillé avec un fort focus pour la création cinématographique notamment dans les pays andins, dans la production et notamment à la direction du Festival International du Film d’Amiens. Au cours de ces dix dernières années, elle a collaboré étroitement avec Sarah Maldoror.
A présent aux côtés de sa sœur Henda, elles développent des projets pour valoriser, préserver et sauvegarder l’œuvre de Sarah Maldoror et de Mario de Andrade, un couple dont l’engagement artistique et politique a marqué le XXème siècle.

Vous pourrez réserver vos places ici ! à partir du mercredi 2 février

Avec le soutien de la Fondation des femmes, de la Cinémathèque du documentaire et la Mission cinéma de la Ville de Paris

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Mardi 25 janvier 2022 à 18h30 projection « D’où vient cet air lointain ? Chronique d’une vie en cinéma » de Yannick Bellon

Mardi 25 janvier 2022 à 18h30 projection « D’où vient cet air lointain ? Chronique d’une vie en cinéma » de Yannick Bellon

Projection en présence de Eric Le Roy, chef du service accès, valorisation, enrichissement des collections

à la direction du patrimoine cinématographique du CNC et d’Anne Delabre, présidente du cinéclub le 7ème Genre

du dernier film de Yannick Bellon

D’où vient cet air lointain ? Chronique d’une vie en cinéma
France, 2018, 90 min 

Mardi 25 janvier 2022 à 18h30
au Forum des images
Forum des Halles, 2 rue du cinéma, 75001 Paris

La projection sera suivie d’une rencontre.

Des photos, des extraits d’archives, privées ou issues de l’actualité, illustrent le récit de Yannick Bellon quand elle raconte son enfance, son initiation culturelle auprès des amis de sa mère – la photographe Denise Bellon – sa propre carrière ou les soubresauts de l’histoire auxquels elle a assisté. Les Surréalistes, la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale, un premier amour nommé Jean Rouch, des débuts au cinéma effectués à Nice sont autant de souvenirs égrenés au fil d’un documentaire aux accents très personnels.

Yannick Bellon
En huit longs métrages, elle a posé un nouveau regard sur des sujets tabous pour l’époque : la détresse d’une épouse après un divorce (La Femme de Jean, 1974), la banalisation du viol des femmes dans la société française (L’Amour violé, 1978), le cancer du sein (L’Amour nu, 1980), l’homosexualité masculine (La Triche, 1984), la destruction ornithologique liée à la pulsion de destruction masculine (L’Affût, 1992)… En différentes circonstances, au cinéma comme au théâtre, Yannick Bellon a pu bénéficier du soutien et de la complicité de sa sœur actrice et metteuse en scène Loleh Bellon, pour des sujets éminemment politiques, devenant ainsi féministe non par militantisme mais par son implication dans les sujets qu’elle a traités au cinéma dans une industrie qui ne laissait à ceux-ci aucune place. 
Yannick Bellon a énormément contribué à la place des réalisatrices dans le cinéma au même titre qu’Alice Guy et Agnès Varda, ouvrant les portes dans les années 1990 à une nouvelle génération de femmes qui pouvaient trouver grâce à sa ténacité la légitimité de développer leur propre parcours.
Extrait d’un article de Cédric Lepine (blog Médiapart)  22 novembre 2020

Filmographie de Yannick Bellon :

– Jamais plus toujours avec Loleh Bellon, Bulle Ogier, Bernard Giraudeau, Jean-Marc Bory (1976) 
– L’amour violé avec Nathalie Nell, Alain Fourès, Pierre Arditi, Michèle Simonnet, Daniel Auteuil (1978)
– Quelque part quelqu’un avec Loleh Bellon, Roland Dubillard, Hugues Quester (1972)
– La femme de Jean avec France Lambiotte, Claude Rich, Hippolyte Girardot (1974)
– L’amour nu avec Marlène Jobert, Jean-Michel Folon, Georges Rouquier, Jean-Claude Carrière (1981) 
– L’affût avec Tcheky Karyo, Dominique Blanc, Patrick Bouchitey, Michel Robin (1992) 
– La Triche avec Victor Lanoux, Anny Duperey, Valérie Mairesse, Xavier Deluc, Michel Galabru (1984)
– Les enfants du désordre avec Emmanuelle Béart, Robert Hossein, Patrick Catalifo (1989) 
– D’où vient cet air lointain ? Chronique d’une vie en cinéma (2018) 

Courts métrages 
Goémons  – 1947, Varsovie quand même  – 1954, Zaa petit chameau blanc  – 1960, Colette – 1952, Le souvenir d’un avenir – 2001 , Evasion – 2001, Un matin comme les autres – 1956, Main basse sur Bel – 1963, Premières Impressions de Paris – 1946

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Lundi 17 janvier 2022 à 18h30 : projection du film « A Corps perdus » de Magali Chapelan à la Cité audacieuse

Lundi 17 janvier 2022 à 18h30 : projection du film « A Corps perdus » de Magali Chapelan à la Cité audacieuse

Projection suivie d’une rencontre avec Magali Chapelan la réalisatrice du film A Corps perdus
France, 2020, 74min

Lundi 17 janvier 2022 à 18h30
à la Cité audacieuse 9, rue de Vaugirard 75006 Paris
Entrée libre sur réservation obligatoire à presse@centre-simone-de-beauvoir.com


Le film :

Utopiste et fière de l’être, Zoé, 22 ans, souhaite changer le monde. Elle a choisi de devenir professeur d’EPS, une voie évidente pour atteindre ce qui lui semble une priorité : combattre les inégalités de sexes… par le sport et dans le sport.

Bio réalisatrice :
Magali Chapelan est diplômée de l’école supérieure d’audiovisuel de Toulouse, en spécialité image. Un bagage technique et artistique pour apprendre à regarder le réel, et affirmer un point de vue grâce aux médiums photographiques et filmiques.
Le sujet lui importe peu tant qu’il traite de l’humain et d’une meilleure compréhension de l’autre avec par exemple Poney Kids en 2012 un documentaire sur des cow-boys urbains à Dublin, Le bush, le sang, la terre en 2017 une série photo sur un peuple de chasseurs-cueilleurs en Tanzanie, ou plus près de nous, A Corps Perdus en 2020, documentaire tourné à Toulouse, sur la question des femmes et de leur rapport à la pratique sportive, suivi de 67, chemin Lapujade en 2021, sur la fin d’un squat d’habitation et d’hébergement d’urgence à Toulouse.
Prétextes idéals à vivre des aventures variées, ces projets au long cours pour la plupart induisent un temps d’immersion important auprès des personnes filmées.
Parallèlement à la poursuite de ses activités de réalisatrice et de cadreuse documentaire, Magali Chapelan rallie en 2019 les troupes de Caméra Au Poing et reconsidère avec joie la caméra comme outil de transmission et de médiation sociale sur des actions plus spontanées d’ateliers à l’image et sur les films de la Télé Buissonnière.

Avec le soutien de

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Les manifestations

Les manifestations

Depuis sa création en 1982, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir garde la mémoire de manifestations féministes et LGTBTQ+ historiques, petite sélection.

1971, dans Le FHAR, Carole Roussopoulos filme la 1ère manifestation de rue gay et lesbienne en France, à Paris, qui se déroule à l’intérieur de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai 1971.

Le FHAR (extrait) / Carole Roussopoulos – Video out, 1971 / Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

1973, Y’a qu’à pas baiser nous donne à voir et à entendre une grande manifestation pour le droit à l’avortement et l’information sur la contraception : slogans, chants, femmes et enfants sont là, les luttes féministes ont fait le choix de l’humour pour rallier des passantes pas toujours très acquises à cette cause.

1975, La Marche des femmes à Hendaye, de Carole Roussopoulos et Manifestation à Hendaye – 5 octobre 1975 du groupe VIDEA (Anne-Marie et Isabelle Fraisse) témoignent de la mobilisation des femmes venues de toute la France pour soutenir les espagnol.e.s dans leur combat contre le régime franquiste et dénoncer l’éxécution de cinq militants anti fascistes . Lors de cette manifestation est utilisé le slogan « Le machisme fait le lit du fascisme » mais en fin de bande de Manifestation à Hendaye – 5 octobre 1975, en voix off, Dominique Poggi s’interroge sur le fait que les femmes ont ici manifesté leur solidarité à l’ensemble de la population espagnole, sans faire assez de place à la lutte des femmes opprimées par les hommes : servir la lutte des classes, est-ce servir les luttes féministes ?

Manifestation à Hendaye – 5 octobre 1975 (extraits) / Anne-Marie Faure-Fraisse et Isabelle Fraisse – VIDEA, 1975 / Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

1975, avait été déclarée année internationale de « LA » femme par l’ONU. Mais les femmes n’allaient pas se laisser confisquer leurs luttes et revendications révolutionnaires, les mesurettes, très peu pour nous ! Le 8 mars, comme chaque année, les femmes manifestent et chantent, entre autres, le slogan « Les hommes savent plus quoi faire, pour nous remettre au pas, voilà qu’ils nous libèrent, il nous manquait plus qu’ça ! ». Huit mars 1975 est un film signé du groupe Videa.

Huit mars 1975 (extrait) / C. Lahourcade, S Guérin, A.M. Faure-Fraisse, I. Fraisse – VIDEA, 1975 / Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

1976, Où est-ce qu’on se mai ? de Ioana Wieder pose à nouveau la question de l’articulation des luttes féministes et de la lutte des classes. Cette bande donne la parole à des féministes dénonçant la violence des militants CGT envers elles pendant la manifestation du 1er mai 1976.

1977, Le lézard du péril mauve et Ortie 14 (Dominique Poggi et Catherine Lahourcade) captent une manifestation organisée par des lesbiennes majoritairement et des gays pour dénoncer la campagne menée aux Etats-Unis par Anita Byrnat (chanteuse et membre de la droite religieuse) contre l’homosexualité et réalisent Manifestation contre la répression de l’homosexualité : juin 1977. Au passage du cortège, certaines réactions témoignent de la nécessité de cette manifestation dénonçant la haine ambiante contre les homosexuel.le.s, femmes et hommes.

1986, La manifestation pour le remboursement de l’I.V.G est filmée par le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et aujourd’hui conservée dans notre fonds, tout comme nombre de manifestations contre les violences faites aux femmes, les manifestation du 8 mars, la manifestation de décembre 2012 pour le mariage pour tous ou encore aujourd’hui les marches des fiertés. En 2021 par exemple, nous avons filmé les manifestations féministes à Paris les 7 et 8 mars, La manifestation pour la PMA du 25 avril, et la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles du 20 novembre. Ces rushes sont consultables par les chercheuses et chercheurs, étudiant.e.s, artistes et réalisatrices et réalisateurs cotisant au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.

Retrouvez dans notre boutique DVD certains des titres évoqués ici :

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