
Lo que sabemos pero no podemos ver (Ce que nous savons mais ne pouvons voir) réalisé par Clémence de Montgolfier en collaboration avec Anna Dusi.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation en écrivant à : presse@centre-simone-de-beauvoir.com
Avant la projection, un atelier avec Anna Dusi et Clemence Montgolfier est proposé de 11h à 13h. Atelier sous la forme d’un dialogue et d’une réflexion collective sur la signification des images et les questions soulevées par les archives visuelles. Plus d’informations et inscriptions en écrivant à : c.montgolfier@gmail.com
Lo que sabemos pero no podemos ver (Ce que nous savons mais ne pouvons voir) : Le 1er janvier 1994, des milliers de soldats autochtones armés, hommes et femmes, prennent le contrôle de différentes villes de la région du Chiapas au Mexique. Le projet anti-impérialiste et anticapitaliste de l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) devient alors soudainement visible aux yeux du monde. Trente ans plus tard, quels souvenirs de cet évènement et du changement de paradigme qu’il a entraîné au Mexique et dans le monde ? Un récit fragmentaire se compose petit à petit à partir de photographies issues de la collection du Centro de la Imagen (Mexico), commentées par des témoins proches des évènements — photographes, universitaires, activiste, archiviste, étudiante… Ce dispositif interroge l’activation de la mémoire, des récits historiques et des contre-récits de résistance qui émergent à travers l’image photographique, à la fois trace du passé, témoignage et preuve, mais aussi source d’interprétations contradictoires et puissant outil idéologique.
La réalisatrice Clémence de Montgolfier : Clémence de Montgolfier (1987) est artiste visuelle, chercheuse et traductrice. Sa pratique artistique explore des formes conversationnelles à travers des œuvres audiovisuelles, des installations et des dispositifs participatifs qui donnent lieu à des témoignages et à des échanges, tout en en conservant les traces. Nourrie par l’histoire orale, l’enquête de terrain et le portrait filmé, son travail interroge les politiques de la parole, de la représentation et de la médiation, ainsi que les processus collaboratifs. Depuis 2010, elle a développé avec l’artiste américaine Niki Korth le projet The Big Conversation Space, au sein duquel elles explorent la circulation des discours à travers les technologies de leur production et de leur reproduction. Diplômée de l’ESAD TALM-Angers en 2011 et docteure en sciences de l’information et de la communication de l’Université Sorbonne Nouvelle, elle a exposé et été en résidence en France et à l’international. Ses œuvres figurent dans des collections publiques, et ses recherches ont donné lieu à plusieurs publications et soutiens institutionnels.
La commissaire Anna Dusi : Anna Dusi, née à Milan, évolue dans le champ de l’art contemporain depuis 1998. De 2007 à 2015, elle a été commissaire associée de Building Bridges Art Exchange à Los Angeles, une organisation dédiée aux échanges artistiques internationaux et au dialogue interculturel. Depuis 2015, elle travaille comme commissaire indépendante, collaborant avec des artistes émergents et confirmés ainsi qu’avec des galeries, fondations et musées aux États-Unis, en Europe et au Mexique. Installée aujourd’hui à Mexico, sa pratique curatoriale s’appuie sur un accompagnement étroit des artistes dès les premières phases de leurs projets et s’intéresse particulièrement aux démarches interdisciplinaires, aux archives et aux questions de mémoire, de transmission et de mise en récit.
