Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

20 avril 2017 : Je t’ai dans la peau

20 avril 2017 : Je t’ai dans la peau

Je t’ai dans la peau réalisé par Jean-Pierre Thorn
France, 1990, Les Films d’ici, coul.,  108 mn

Avec Solveig Dommartin : Jeanne
Musique : Jacky Moreau, Image : Denis Gheerbrant, Son : Pierre Excoffier, Dominique Greussay, Montage : Jean-Pierre Thorn, Alain Debarnot

Le film de Jean-Pierre Thorn suit le parcours de Jeanne, personnage inspiré d’une histoire réelle. Des années 50 à l’élection de François Mitterrand en mai 1981, Jeanne sera successivement religieuse, ouvrière, militante syndicale, féministe engagée et amoureuse. Révoltée, en butte aux institutions largement dominées par les hommes, se confrontant au machisme, elle se bat face à l’Église, la CGT, le parti. Avec d’autres femmes, Jeanne milite pour changer les façons de lutter, casser la représentation traditionnelle, avoir la parole. Et elle se débat entre la culpabilité d’entraver la lutte et la volonté de rompre avec les différents pouvoirs.
Jeanne va se cogner à la désillusion, mais aussi à l’utopie, l’engagement pour changer la société, le féminisme et vivre une histoire d’amour impossible. Héroïne complexe, Jeanne, incarnée par l’actrice Solveig Dommartin, vit violemment ses contradictions perpétuellement à la recherche d’un nouvel angle de vie, investie de missions dont elle fait le but de toute une vie. Le film fait aussi la part belle à la solidarité entre femmes et met en lumière les commissions féminines souvent occultées ou oubliées dans l’histoire des luttes syndicales et politiques des années 70-80. L’implication dans le film des ouvrières, ouvriers, militants syndicaux, comédien.ne.s non professionnel.le.s, en est une composante essentielle. Elles/ils portent dans leur jeu toute la mémoire des luttes. La chanson d’Édith Piaf qui donne son titre au film chemine tout au long du film comme un rappel douloureux et lancinant d’une impossibilité, d’une blessure.
Georgette Vacher, la femme qui a inspiré le personnage de Jeanne, a écrit : «  Ceci est la fin d’une grande histoire d’amour avec la classe ouvrière… Je suis le dos au mur. »    Texte de Nicole Fernandez Ferrer

Projection organisée dans le cadre des Rencontres cinéma et société 2017 : Un cinéma en révolution, de 1917 à aujourd’hui.

Le film sera présenté par Nicole Fernandez Ferrer.

 

INFOS PRATIQUES

Le jeudi 20 avril à 20h00 à Chenailler Mascheix (Corrèze).

Entrée libre.

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19 avril 2017 : Rosa Luxemburg

19 avril 2017 : Rosa Luxemburg

Rosa Luxembourg réalisé par Marcel Bluwal
France, ORTF, n et bl., 94 min 1973

À l’occasion du centenaire la naissance de Rosa Luxembourg, Marcel Bluwal et Georges Hourdin ont entrepris d’évoquer la vie et l’œuvre de cette femme extraordinaire qui fut l’une des principales figures des luttes révolutionnaires allemandes et, partant, du mouvement ouvrier tout entier. Ponctuée par les étapes d’un voyage à Berlin effectué par les auteurs sur les lieux mêmes où vécut et mourut Rosa Luxembourg, cette émission fait appel à plusieurs éléments : une très riche documentation iconographique, des lectures des textes théoriques de Rosa Luxembourg et des lettres qu’elle écrivit lors de ses nombreux séjours en prison et des entretiens avec des spécialistes et des militants communistes.

Cette émission a été interdite de diffusion après sa réalisation.

Projection organisée dans  le cadre des Rencontres cinéma et société 2017 : Un cinéma en révolution, de 1917 à aujourd’hui.
Le film sera présenté par Nicole Fernandez Ferrer.

 

INFOS PRATIQUES

Le mercredi 19 avril à 20h00, à la salle des fêtes de Sérilhac (Corrèze).

Entrée libre.

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11 avril 2017 : Emmanuelle Riva, c’est ton nom

Emmanuelle Riva, c’est ton nom de Michelle Porte
France, 20016, video, coul., 60 min, version originale française

Si Hiroshima mon amour d’Alain Resnais a révélée au public Emmanuelle Riva, actrice rare et secrète, c’est Amour (Palme d’or 2012) de Michael Haneke qui la consacre. Du théâtre au cinéma, on suit le cheminement d’une jeune fille partie de ses Vosges natales pour devenir une comédienne reconnue et mythique.

En présence de Michelle Porte.


INFOS PRATIQUES

Le jeudi 11 avril 2017 à 21h
Forum des images rue du cinéma 75001 Paris  Métro Châtelet Les Halles

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4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

Dans le cadre des conférences du 8 mars :

Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70, par Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Dans la foulée de mai 68 et des États généraux du cinéma, le cinéma d’intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte.

Dans ce contexte d’effervescence militante, des réalisatrices s’emparent dès la fin des années 60 des nouvelles ressources de la vidéo, avec les premières caméras Portapacks. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation.

Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles comme Les Insoumuses, Le lézard du péril mauve et de la Guerrière pamplemousse, Video Out les Muses s’amusent ou Videa. Les premières vidéos féministes font éclater les cadres traditionnels, le cadre de l’image et le carcan du son adossé au commentaire.

Delphine Seyrig comme Carole Roussopoulos, Ioana Wieder ou les femmes de Videa apportent leur touche singulière faite d’humour caustique, de questionnements politiques et d’engagement féministe.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

ENSA Limoges

 

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