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1er juillet à 15h : « Perturbation, ma sœur* » : Carole Roussopoulos activiste vidéo

1er juillet à 15h : « Perturbation, ma sœur* » : Carole Roussopoulos activiste vidéo

Dans le cadre de l’exposition Grand Trouble à l’auditorium de la Halle Saint Pierre (2, rue Ronsard – 75018 ParisRéservation conseillée : 01 42 58 72 89)

Rencontre autour de l’œuvre de Carole Roussopoulos Samedi 1er juillet à 15 heures – entrée libre

 

« Perturbation, ma sœur* » : Carole Roussopoulos activiste vidéo par Nicole Fernandez Ferrer, directrice du Centre Simone de Beauvoir

Cherchez le trouble non pas comme manque de clarté mais comme perturbation, dérèglement de l’ordre établi, impétuosité d’une parole.
C’est ce que nous donne à voir et à entendre Carole Roussopoulos dans une sélection de ses vidéos des années 1970 à 2000 à travers des personnes engagées et des situations politiques agitées.
De la lutte des vétérans du Vietnam aux militant.e.s du Front Homosexuel révolutionnaire, de Jean Genet & Angela Davis aux femmes de LIP, des prostituées en grève aux Babouches chantantes, de Delphine Seyrig agitatrice féministe à la transmission de combats antiracistes et antinazis, Carole Roussopoulos dérange les idées reçues, bataille caméra vidéo féministe au poing et nous bouleverse.

Liste films projetés intégralement :

Christiane et Monique, LIP 5 (30 min)
Genet parle d’Angela Davis (7min 30)
Il faut parler : portrait de Ruth Fayon (28 min)
Quelques extraits des films suivants seront présentés et commentés brièvement :

Le FHAR
SCUM Manifesto
Les vétérans du Vietnam
Flo Kennedy : portrait d’une féministe américaine
Les Babouches
Les Prostituées de Lyon parlent

*Perturbation, ma soeur – Naissance d’un mouvement de femmes 1970-1972.
Editions du Seuil, 1983.
Réédition Le Félin-Kiron, 2010

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22 juin à 19h : “Vers un féminisme transnational ? Internationalisme, féminisme et luttes anticoloniales dans les années 1970”

22 juin à 19h : “Vers un féminisme transnational ? Internationalisme, féminisme et luttes anticoloniales dans les années 1970”

Dans le cadre du projet de recherche et d’exposition Exposer Delphine Seyrig ?
Nous avons le grand plaisir de recevoir Bouchra Khalili & Françoise Vergès, pour une discussion sur :
“Vers un féminisme transnational ? Internationalisme, féminisme
et luttes anticoloniales dans les années 1970”

Delphine Seyrig est née à Beyrouth et a grandi entre le Liban et New York. Le contexte à la fois cosmopolite et colonial de sa jeunesse reste encore à explorer, notamment lorsqu’il s’agit de tirer les fils qui relient ses années de formation avec ses engagements dans les luttes transnationales qui ont marqué les années 1960 et 1970.
En 1963, elle tient le premier rôle dans Muriel d’Alain Resnais, qui traite des effets catastrophiques de la guerre d’Algérie sur un ancien militaire français, puis elle joue dans Mr Freedom de William Klein (1969) tout en partageant la perspective anti-impérialiste du réalisateur.
Ensuite, le féminisme sera pour Seyrig une entreprise résolument transnationale, comme le montrent ses différents engagements contre la guerre au Vietnam, pour les droits des prisonnières politiques en Allemagne et en Amérique Latine, et contre la torture: son film Inès (1974) rend ce point particulièrement explicite.Ce séminaire s’intéresse à la dimension transnationale des luttes auxquelles Seyrig à participé dans la perspective d’une actualisation critique.
La discussion prendra pour point de départ un ensemble de vidéos et films réalisés par Delphine Seyrig, Carole Roussopoulos et leur entourage.

Bouchra Khalili est une artiste franco-marocaine née à Casablanca et basée à Berlin. Son travail en film, vidéo, photographie et sérigraphie articule langage, oralité, subjectivité et explorations géographiques. Ses projets peuvent s’envisager comme une plateforme à partir de laquelle des membres des minorités peuvent articuler, proposer, mettre en œuvre et partager des stratégies et discours de résistance. Bouchra Khalili a participé à des nombreuses expositions collectives comme Documenta 14 (Athènes et Kassel, 2017), Here and Elsewhere, New Museum, New York (2014), The Encyclopedic palace, 55e Biennale de Venise (2013). Parmi ses expositions personnelles: Living Labour, Wexner Art Center (2017), The Mapping Journey Project, MoMA, New York (2016), Foreign Office, Palais de Tokyo, Paris (2015), Garden Conversation, MACBA Barcelone (2015). En 2017-2018 elle sera fellow du Radcliffe Institute à l’université de Harvard.

Françoise Vergès occupe actuellement la chaire « Global South » au Collège d’études mondiales à Paris. Elle a été journaliste et éditrice dans le mouvement féministe en France, avant de s’installer aux États-Unis en 1983, où elle a obtenu son doctorat en Science Politique à l’Université de Berkeley, Californie (1995). Sa thèse Monsters and Revolutionaries. Colonial Family Romance est publiée par Duke University Press (1999). Elle a enseigné à Sussex University et au Goldsmiths College à Londres. Membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage en 2004 (Loi « Taubira » de 2001), elle en a été présidente de 2009 à 2012. Entre 2007 et 2010, elle a travaillé à un projet de musée porté postcolonial pour le XXIe siècle. Parmi ses publications : Exposer l’esclavage: méthodologies et pratiques. Paris, Africultures, 2013 ; L’Homme prédateur. Ce que nous enseigne l’esclavage sur notre temps, Paris, Albin Michel, 2011 ; Ruptures postcoloniales. Avec Nicolas Bancel, Florence Bernault, Pascal Blanchard, Ahmed Boubakeur et Achille Mbembe. Paris, La Découverte, 2010. Son dernier livre, Les ventres des femmes (Albin Michel 2017) analyse notamment l’impensé colonial du mouvement féministe en France.

Le séminaire Exposer Delphine Seyrig ? a lieu dans le cadre du projet de recherche et d’exposition qui vise à repenser la personne et les œuvres de Delphine Seyrig (1932-1990) dans le présent. Actrice, réalisatrice, féministe et co-fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Seyrig est une figure singulière dont la trajectoire croise celle de l’histoire du cinéma, du théâtre, de la vidéo et du féminisme.

Ce projet du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir est organisé par Nataša Petrešin-Bachelez, Nicole Fernández Ferrer et Giovanna Zapperi avec le soutien de Travelling féministe, le Forum des Images et la Fondation de France.

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13 juin 2017: Ad Infinitum. de Lydie Jean-Dit-Pannel

13 juin 2017: Ad Infinitum. de Lydie Jean-Dit-Pannel

Projection-débat « AD INFINITUM. » de Lydie Jean-Dit-Pannel
Mardi 13 juin à 21h au Forum des images
Première du film
AD INFINITUM. de Lydie Jean-Dit-Pannel
France, 2017, 35 min, version originale française
Projection suivi d’un débat avec la réalisatrice.
En présence de Eliott Gualdi qui signe la musique originale du film
et de Yannick Rousselet, conseiller technique.
Aventurière solitaire, amoureuse blessée et guerrière survivante, Psyché s’est imposée comme l’alter-ego artistique de Lydie Jean-Dit-Pannel. A travers cette héroïne, dans le sillon de la figure du papillon Monarque qui lui a d’abord servi d’emblème, la plasticienne et réalisatrice dit son désir d’amour et de voyage, comme sa déception face à une humanité qui court à sa perte, exposée au danger mortel du nucléaire.
Pour le film « & a Fade to Grey » (2014), elle est allée au bout du monde à la recherche des lieux de l’histoire marqués par l’atome. Hiroshima, la région de Fukushima, Tchernobyl, le Nevada test Site, Los Alamos, le White Sands missile Range… Mais jamais elle n’a pu oublier que qu’elle vivait en France.
La France et ses 58 réacteurs, la France et ses sites de stockage, la France et ses installations nucléaires militaires, la France et ses sites de démantèlement, la France et ses projets d’enfouissement, la France et ses déchets.
La France pays le plus nucléarisé au monde.
Elle a pris la route un tout petit matin de septembre 2015. AD INFINITUM.
6 mois, 10 141 kilomètres, 37 sites nucléaires.

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Lydie Jean-Dit-Pannel questionne l’image depuis plus de 20 ans au travers de projets au long cours. La vidéo, la photographie, la performance, l’installation, le tatouage et le texte donnent des formes à son travail. Très sensibilisée aux atteintes que l’homme porte à la planète elle produit des œuvres importantes liées à la disparition du papillon Monarque ou à la dissémination nucléaire. Lors de ses errances à travers les paysages toxiques de la planète Lydie-Jean-Dit-Pannel s’interrogent sur la nécessité de montrer pour alerter. Lydie Jean-Dit-Pannel vit et travaille entre Dijon et Paris. Elle enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon.

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25 avril 2017 : The Female Closet

25 avril 2017 : The Female Closet

Projection du film The Female Closet réalisé par Barbara Hammer
État-Unis, 1998, 57 min, version originale anglaise, sous-titres français

Projection précédée d’une mini conférence de Laura Bernard sur les femmes photographes.

Des archives, des entretiens et des photographies rendent compte de la vie de femmes artistes lesbiennes du XXème siècle, telles que la photographe de l’époque victorienne Alice Austen,  la plasticienne dadaïste Hannah Höch et la peintre contemporaine Nicole Eisenman. Barbara Hammer relève la façon dont le musée consacré à Austen ignore le sens du « Crossdressing » présent dans ses photos, la manière dont le MoMA (Musée d’art moderne de New York) fait l’impasse sur la sexualité de Höch dans une exposition majeure qui lui est consacrée et la façon dont le travail de Eisenman basé sur la pornographie patriarcale est décrit par les critiques comme « libérateur, amusant et dépassant tout ». En montrant l’institution muséale comme un placard et le compromis entre visibilité et secret dans l’Histoire lesbienne, Hammer livre un regard provocateur sur la relation entre musée, art, vie et sexualité.

Séance suivie d’une rencontre avec Laura Bernard enseignante d’arts plastiques et  Laurence Prat, photographe (exposition photos Face à face en cours)

 

INFOS PRATIQUES

Le mardi 25 avril 2017 à 20h
Cinéma le Luminor Hôtel de Ville    20 rue du Temple    75004 Paris    Métro Hôtel de Ville

Achetez votre billet en vente ici

 

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6 au 30 avril 2017 : Face à face

6 au 30 avril 2017 : Face à face

Exposition de photographies de Laurence Prat dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris 2017

La photographe sud-africaine militante LGBT Zanele Muholi devient elle-même sujet dans ce face à face avec la photographe Laurence Prat, dont l’œuvre se nourrit de féministes, écrivaines, intellectuelles…
Zanele Muholi, South-African photographer and LGBT militant, finds herself here in front of a camera held by Laurence Prat, a photographer whose work mainly features female writers, intellectuals, and feminists of all sorts…
« Cette exposition présente une série de 21 portraits photographiques de Zanele Muholi, l’ensemble constituant un portrait de la photographe sud-africaine et de son œuvre. Je rencontre Zanele Muholi par l’intermédiaire d’une amie commune, alors qu’elle expose pour la première fois à Paris au Grand Palais, dans le cadre de Paris Photo en 2011.
Elle est alors soutenue par la galerie Stevenson de Johannesburg et au début d’une reconnaissance aujourd’hui internationale. Elle réalise des portraits de sa communauté, noire, lesbienne et transsexuelle pour, explique-t-elle, documenter et rendre visible, les invisibles dans l’histoire de son pays. »
« De mon côté, je réalise des portraits de féministes, écrivaines, intellectuelles, journalistes, qui sont elles aussi pour la plupart invisibles dans l’histoire visuelle de mon pays. Ma démarche est d’aller à leur rencontre pour qu’elles deviennent « sujet » de leur portrait et de ne pas poser sur elles un regard qui les enfermerait dans un cliché.
Nos deux réflexions se croisent et déclenchent l’envie de se connaître. Depuis plusieurs années, au fil de nos échanges à Paris, j’ai réalisé des portraits de Zanele. A travers cette série, je reconstitue un portrait de la photographe, traçant l’évolution de son œuvre, depuis « Phases and Faces », jusqu’à ses derniers autoportraits qui interrogent le traitement de la peau noire dans l’histoire de la photographie. »  Texte de Laurence Prat

Avec le soutien de Zanele Muholi.

En partenariat avec le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, le labo Initial et la LIG.

Infos pratiques 

Studio photographique Laurence Prat
43 Rue de la Plaine, 75020 Paris

 

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20 avril 2017 : Je t’ai dans la peau

20 avril 2017 : Je t’ai dans la peau

Je t’ai dans la peau réalisé par Jean-Pierre Thorn
France, 1990, Les Films d’ici, coul.,  108 mn

Avec Solveig Dommartin : Jeanne
Musique : Jacky Moreau, Image : Denis Gheerbrant, Son : Pierre Excoffier, Dominique Greussay, Montage : Jean-Pierre Thorn, Alain Debarnot

Le film de Jean-Pierre Thorn suit le parcours de Jeanne, personnage inspiré d’une histoire réelle. Des années 50 à l’élection de François Mitterrand en mai 1981, Jeanne sera successivement religieuse, ouvrière, militante syndicale, féministe engagée et amoureuse. Révoltée, en butte aux institutions largement dominées par les hommes, se confrontant au machisme, elle se bat face à l’Église, la CGT, le parti. Avec d’autres femmes, Jeanne milite pour changer les façons de lutter, casser la représentation traditionnelle, avoir la parole. Et elle se débat entre la culpabilité d’entraver la lutte et la volonté de rompre avec les différents pouvoirs.
Jeanne va se cogner à la désillusion, mais aussi à l’utopie, l’engagement pour changer la société, le féminisme et vivre une histoire d’amour impossible. Héroïne complexe, Jeanne, incarnée par l’actrice Solveig Dommartin, vit violemment ses contradictions perpétuellement à la recherche d’un nouvel angle de vie, investie de missions dont elle fait le but de toute une vie. Le film fait aussi la part belle à la solidarité entre femmes et met en lumière les commissions féminines souvent occultées ou oubliées dans l’histoire des luttes syndicales et politiques des années 70-80. L’implication dans le film des ouvrières, ouvriers, militants syndicaux, comédien.ne.s non professionnel.le.s, en est une composante essentielle. Elles/ils portent dans leur jeu toute la mémoire des luttes. La chanson d’Édith Piaf qui donne son titre au film chemine tout au long du film comme un rappel douloureux et lancinant d’une impossibilité, d’une blessure.
Georgette Vacher, la femme qui a inspiré le personnage de Jeanne, a écrit : «  Ceci est la fin d’une grande histoire d’amour avec la classe ouvrière… Je suis le dos au mur. »    Texte de Nicole Fernandez Ferrer

Projection organisée dans le cadre des Rencontres cinéma et société 2017 : Un cinéma en révolution, de 1917 à aujourd’hui.

Le film sera présenté par Nicole Fernandez Ferrer.

 

INFOS PRATIQUES

Le jeudi 20 avril à 20h00 à Chenailler Mascheix (Corrèze).

Entrée libre.

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19 avril 2017 : Rosa Luxemburg

19 avril 2017 : Rosa Luxemburg

Rosa Luxembourg réalisé par Marcel Bluwal
France, ORTF, n et bl., 94 min 1973

À l’occasion du centenaire la naissance de Rosa Luxembourg, Marcel Bluwal et Georges Hourdin ont entrepris d’évoquer la vie et l’œuvre de cette femme extraordinaire qui fut l’une des principales figures des luttes révolutionnaires allemandes et, partant, du mouvement ouvrier tout entier. Ponctuée par les étapes d’un voyage à Berlin effectué par les auteurs sur les lieux mêmes où vécut et mourut Rosa Luxembourg, cette émission fait appel à plusieurs éléments : une très riche documentation iconographique, des lectures des textes théoriques de Rosa Luxembourg et des lettres qu’elle écrivit lors de ses nombreux séjours en prison et des entretiens avec des spécialistes et des militants communistes.

Cette émission a été interdite de diffusion après sa réalisation.

Projection organisée dans  le cadre des Rencontres cinéma et société 2017 : Un cinéma en révolution, de 1917 à aujourd’hui.
Le film sera présenté par Nicole Fernandez Ferrer.

 

INFOS PRATIQUES

Le mercredi 19 avril à 20h00, à la salle des fêtes de Sérilhac (Corrèze).

Entrée libre.

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11 avril 2017 : Emmanuelle Riva, c’est ton nom

Emmanuelle Riva, c’est ton nom de Michelle Porte
France, 20016, video, coul., 60 min, version originale française

Si Hiroshima mon amour d’Alain Resnais a révélée au public Emmanuelle Riva, actrice rare et secrète, c’est Amour (Palme d’or 2012) de Michael Haneke qui la consacre. Du théâtre au cinéma, on suit le cheminement d’une jeune fille partie de ses Vosges natales pour devenir une comédienne reconnue et mythique.

En présence de Michelle Porte.


INFOS PRATIQUES

Le jeudi 11 avril 2017 à 21h
Forum des images rue du cinéma 75001 Paris  Métro Châtelet Les Halles

Achetez votre billet

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4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

Dans le cadre des conférences du 8 mars :

Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70, par Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Dans la foulée de mai 68 et des États généraux du cinéma, le cinéma d’intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte.

Dans ce contexte d’effervescence militante, des réalisatrices s’emparent dès la fin des années 60 des nouvelles ressources de la vidéo, avec les premières caméras Portapacks. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation.

Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles comme Les Insoumuses, Le lézard du péril mauve et de la Guerrière pamplemousse, Video Out les Muses s’amusent ou Videa. Les premières vidéos féministes font éclater les cadres traditionnels, le cadre de l’image et le carcan du son adossé au commentaire.

Delphine Seyrig comme Carole Roussopoulos, Ioana Wieder ou les femmes de Videa apportent leur touche singulière faite d’humour caustique, de questionnements politiques et d’engagement féministe.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

ENSA Limoges

 

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16 mars 2017 : Le Retour de Gisela Wertzbergher

16 mars 2017 : Le Retour de Gisela Wertzbergher

Le Retour de Gisela Wertzbergher de Barbara Wolman
Hongrie – Roumanie – France, 2009, video, coul., 73 min, version originale française
Un voyage documentaire à l’initiative de Faina Grossmann dans le cadre du projet « Shoah, Exil, Reconnaissance ».

« Gisela Wertzbergher, survivante juive d’Auschwitz, revient 50 ans plus tard sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse. Partout où elle va, Gisela confronte les gens avec ses propres souvenirs, elle cherche des traces de son existence et plus généralement de l’existence des Juifs : à Spinka, son village natal au cœur de la région Maramures (en Roumanie) où elle a grandi ; à Budapest, où jeune adulte, elle a été déportée et enfin à Sighet, la ville où elle a vécu après la déportation, jusqu’à son exil à Paris.

Faina Grossmann m’a demandé de garder en images et en voix ce voyage de Gisela : filmer pour témoigner de choses qui n’auraient jamais dû arriver est une démarche insoluble. Mais je sais que le danger d’oublier ou pire de nier les faits est bien réel, j’ai donc évidemment accepté de faire ce film, tout en sachant que je ne me sentirais jamais à ma place derrière la caméra pendant ce voyage. En dehors de l’enjeu politique de la mémoire, il y avait aussi pour moi un enjeu personnel, faire avec Gisela ce que je n’avais pas pu faire, enfant avec mes grands-parents : écouter leur histoire.

Gisela était indécise face à l’intérêt de faire ce film : « À quoi ça sert de reparler de tout ça, c’est tant de souffrance, et en même temps, si ça peut servir à ne pas oublier ! « .

C’est de toutes ces contradictions que ce film est fait.

Gisela est décédée le 6 août 2015.

Malgré ce douloureux sujet qui nous réunissait, je garde en moi son regard espiègle, une des plus belles images de ce voyage. »

Barbara Wolman


INFOS PRATIQUES

Le jeudi 16 mars 2017 à 20h
Cinéma Le Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple 75004 Paris – Métro Hôtel de Ville

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