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25 & 26 avril 2019 aux Ateliers sauvages à Alger : rencontre et programme autour de Carole Roussopoulos

25 & 26 avril 2019 aux Ateliers sauvages à Alger : rencontre et programme autour de Carole Roussopoulos

Jeudi 25 avril 2019 à 18h aux Ateliers sauvages d’Alger
Rencontre : « Caméra au poing : le parcours singulier de Carole Roussopoulos »

Une rencontre ponctuée de nombreux extraits de films de Carole Roussopoulos issus des collections du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir qu’elle a fondé en 1982 avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder. L’histoire d’un engagement politique féministe en luttes et en films, d’une caméra au service des « sans voix », un outil de contestation et de création.
Intervenante : Nicole Fernandez Ferrer , déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Vendredi 26 Avril 2019 aux Ateliers sauvages d’Alger : programme « Carole Roussopoulos, vidéaste féministe »
Séances présentées par Wassyla Tamzali & Nicole Fernández Ferrer.
Chaque séance est suivie d’une rencontre.

Séance 15h
Genet parle d’Angela Davis
France, Video Out, 1970, n& bl., 7 min
Au lendemain de l’arrestation d’Angela Davis en octobre 1970, Jean Genet lit à trois reprises un texte de dénonciation de la politique raciste des États-Unis, de soutien au parti des Black Panthers et à Angela Davis, pour une émission de télévision qui sera finalement censurée.

Munich coréalisé avec Paul Roussopoulos
France, Vidéo Out, 1972, n& bl., 12min.30,
En septembre 1972, un commando palestinien du nom de Septembre Noir prend en otage la délégation israélienne aux jeux olympiques de Munich. Ce film, qui dénonce l’hypocrisie de cette illusoire « paix olympique », est un montage d’images de la télévision officielle et d’images tournées dans les camps de réfugiés palestiniens de Jordanie en septembre 1971 (Septembre Noir), en pleine répression des populations palestiniennes par les armées du roi Hussein.

Maso et Miso vont en bateau
Co réalisé avec Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Nadja Ringart
France, Les Muses s’amusent, 1976, n&bl., 55min,
Le 30 décembre 1975, après avoir vu sur Antenne 2 l’émission gentiment misogyne de Bernard Pivot intitulée « Encore un jour et l’année de la femme, ouf ! c’est fini », à laquelle était invitée Françoise Giroud, quatre féministes détournent l’émission par des interventions humoristiques et impertinentes pour conclure que « le secrétariat d’Etat à la condition féminine est une mystification ».

Séance 17h
Le F.H.A.R. (Front homosexuel d’action révolutionnaire)
France, Vidéo Out, 1971, n& bl., 26min
En 197& à Paris c’es la première manifestation homosexuelle . Elle se déroule à l’intérieur du traditionnel défilé du 1er mai. Quelques semaines plus tard, à l’Université de Vincennes, dans le cadre d’un séminaire de philosophie des militant-e-s du tout nouveau Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire, dont la féministe Anne-Marie Fauret et Guy Hocquenghem discutent avec des étudiant.e.s , des enseigant.e.s.

Christiane et Monique
France, Vidéo Out, 1976, n&bl., 30min.
En 1976, à Besançon, les ouvriers de LIP occupent à nouveau leur usine et relancent la production de montres. Monique et Christiane témoignent de la difficulté d’être femme face aux ténors de la revendication syndicale.

Les travailleuses de la mer
France, Vidéo Out, 1985, coul., 25min.30
Sur le port de pêche de Lorient en Bretagne, près de 800 femmes travaillent, les fileteuses le jour, les trieuses de poissons la nuit. Quelques-unes témoignent des conditions dans lesquelles elles exercent leur métier, des conditions quasiment inchangées depuis cinquante ans…

Séance 19h
Mort des malades, souffrance des soignants
Coréalisé avec Francine Claude-Leyssenne, Anne-Marie Langohr
France, (ANACT), Fédération Nationale CFDT Santé Sociaux, Fondation Européenne pour l’Amélioration des Conditions de Vie et de Travail, Fondation de France, Institut pour l’Amélioration des Conditions de Travail, 1991 coul., 30min.,
A l’hôpital général de Martigues et à l’hôpital universitaire Erasme de Bruxelles, des équipes de soins parlent pour la première fois de leur souffrance face à la douleur et à la mort des malades. Elles expriment leurs difficultés, leur désarroi, leurs peines à l’égard des malades, des familles, des collègues et des médecins et leur besoin d’une véritable formation.

Les Hommes invisibles
France, La Fondation de France, Le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre, La Fondation Crédit Local de France, 1993, coul., 33min.
Vagabonds, sans domicile fixe, ils sont nombreux à vivre dans l’errance. à l’initiative de Xavier Emmanuelli, le CHAPSA (Centre d’Hébergement et d’Accueil pour les Sans Abri) de l’Hôpital de Nanterre assure, en milieu hospitalier, des services d’accueil et de soins aux plus démunis. Ce film a contribué à la création du Samu social.

Je suis un être humain comme les autres
Sur une idée de Jean-Marc Dupont
Suisse, FOVAHM et Carole Roussopoulos, 2006, coul., 36min
La FOVAHM (Fondation Valaisanne en faveur des personnes handicapées mentales) accueille plus de 270 personnes dans ses lieux de vie (homes et appartements), ses ateliers d’occupation et ses centres de formation. Les thèmes du logement, du travail, des loisirs, de la formation, de l’intimité, des rapports humains et de la politique sociale en lien avec les personnes handicapées mentales sont abordés par les personnes en situation de handicap.

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Carole Roussopoulos, vidéaste féministe

Carole Roussopoulos découvre la vidéo à la fin des années 60 avec l’apparition du Portapack, première génération de caméra vidéo portables.
Née de Kalbermaten à Sion en Suisse en 1945, décédée en 2009, Carole a réalisé plus de 100 films documentaires.

« La vidéo était vraiment l’outil idéal pour donner la parole. (…).C’est comme si « Monsieur et Madame Sony » m’avaient fait un outil sur mesure, qui a déclenché cette envie que j’avais déjà en moi de lutter à ma façon contre différentes injustices. Ce que j’aimais dans la vidéo, c’était aussi qu’il n’y avait pas de pression, et la cassette ne coûtait pas cher. J’assimile plus mon travail à des tracts-vidéo, des petits cris, de petites alertes, et c’est aussi pour cette raison que la bande n’a pas besoin d’être très longue, parce que je n’ai jamais eu la prétention de résoudre un problème, ou d’achever une analyse. C’est un cri, et après les gens pensent ce qu’ils veulent. J’aime beaucoup ce côté très modeste de la vidéo. » (Carole Roussopoulos – entretien réalisé par Dario Marchiori Les 2-3 mars 2009 à Molignon (Suisse) chez Carole et Paul Roussopoulos)

Dès sa première bande vidéo Genet parle d’Angela Davis (1970), filmée avec Paul Roussopoulos, Carole est du côté des insoumis.e.s. Avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder, elle crée le groupe Les Muses s’amusent qui détourne une émission de télévision réalisant Maso et Miso vont en bateau (1976). Avec Delphine Seyrig, elle filmera à Paris et Los Angeles Sois belle et tais-toi ! (1975-76) et co-réalisera l’irrévérencieux SCUM Manifesto (1976).
Comme le souligne Giovanna Zapperi, professeure en Histoire de l’art contemporain, ces productions sont « exemplaires d’une pratique de la désobéissance qui prend forme à travers un usage politique de la vidéo, capable de faire dialoguer l’humour, la critique sociale et l’émergence d’un regard féministe ».
En 1982, Carole Roussopoulos fonde avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, premier et unique lieu d’archives audiovisuelles consacré aux femmes, à leurs droits, leur création, leur histoire.
Carole donnera la parole aux hommosexuel.le.s du FHAR, des femmes prostituées en lutte, aux mères de militants basques assassinés par le régime franquiste, à des jeunes femmes victimes d’inceste, des travailleuses de la mer, des soignants et des malades, des jeunes incarcérés, des femmes immigrées qui se battent pour leurs droits.

Nicole Fernández Ferrer
Déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Paris
Mars 2019

Publié par Centre audiovisuel Simone de Beauvoir dans Agenda
Mardi 9 avril 2019 à 20h30 projection de « Delphine et Carole, insoumuses » au Forum des images

Mardi 9 avril 2019 à 20h30 projection de « Delphine et Carole, insoumuses » au Forum des images

Sélectionné et présenté au Forum de la Berlinale en février 2019, « Delphine et Carole, insoumuses » est doublement primé !
Le 16 mars 2019 au FIFDH de Genève, Calisto Mac Nulty reçoit Le Grand Prix de Genève remis par le Le Jury International documentaires de création puis le 29 mars 2019 au Festival international de Films de Femmes de Créteil,
le Prix du public dans la catégorie documentaire.

Les Films de la Butte et le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir présentent
le Mardi 9 avril 2019 à 20h30 au Forum des Images à Paris dans le cadre de 100% DOC :
« Delphine et Carole, insoumuses », un film de Callisto Mc Nulty
Auteur.e.s : Callisto Mc Nulty, Alexandra Roussopoulos, Géronimo Roussopoulos
France, Suisse, 2018, coul. et n&bl., 70 min

La projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice et l’équipe du film

Comme un voyage au coeur du « féminisme enchanté » des années 1970, le film relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos.
Derrière leurs combats radicaux, menés caméra vidéo au poing, surgit un ton à part empreint d’humour, d’insolence et d’intransigeance.
Un héritage précieux mis en image dans ce documentaire de Callisto Mc Nulty, petite-fille de Carole.

Production: Les Films de la Butte, Alva Films, Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, l’INA avec la participation d’ARTE France
Montage : Josiane Zardoya
Musique originale : Manu Sauvage
Productrices-teurs : Sophie de Hijes et Nicolas Lesoult, Britta Rindelaub, Nicole Fernández Ferrer, Sylvie Cazin

Billeterie ouverte ICI

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Vendredi 29 mars 2019 à 20h : Projection exceptionnelle de Palabras mágicas (Nicaragua) à l’Entrepôt Paris 14

Vendredi 29 mars 2019 à 20h : Projection exceptionnelle de Palabras mágicas (Nicaragua) à l’Entrepôt Paris 14

Palabras Mágicas (para romper un encantamiento) / Les mots magiques (pour rompre un enchantement)
(Guatemala, México, Nicaragua, 2012, 86 min)
Un film inédit de Mercedes Moncada Rodríguez.

La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice
et Maria-Teresa Blandón, féministe et défenseure des droits humains au Nicaragua.
Avec la participation du Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua et de « SOS Nicaragua France – Autoconvocados solidarios »
Rencontre co-organisée et animée par Delphine Lacombe, sociologue et politiste, chargée de recherches au CNRS.

Le film :
C’est l’histoire d’une vie : elle commence dans l’imaginaire d’une enfant, où la mort paraît romantique et héroïque. Elle se prolonge dans l’illusion de l’amour le plus profond et le plus beau, puis se confronte à la douleur de la perte et à la rage de la trahison. Finalement, elle aboutit au vide.

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Jeudi 21 mars 2019 à 20h20 au cinéma du Réel : séance consacrée à Carole Roussopoulos

Jeudi 21 mars 2019 à 20h20 au cinéma du Réel : séance consacrée à Carole Roussopoulos

Au cinéma du Réel (15 au 24 mars 2019) dans le cadre de Front(s) populaire(s) qui « activera chaque année la fonction politique et activiste du cinéma. Cette année la thématique sera « Quel pouvoir des images ? » ou comment les images qui rendent compte des luttes peuvent y ordre part. »

Séance #8 : La vidéo outil de prise de parole
Programme consacré à Carole Roussopoulos
jeudi 21 mars 2019 20H20 Cinéma 2
Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) de Carole Roussopoulos
1971, France, 26 min
Des images de la première manifestation homosexuelle à l’intérieur du traditionnel défilé du 1er mai et la discussion qui a lieu, quelques semaines plus tard, à l’Université de Vincennes, dans le cadre d’un séminaire de philosophie. Parmi les militant-e-s du tout nouveau Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire, on retrouve Anne-Marie Fauret, lesbienne féministe et Guy Hocquenghem.

LIP : Monique de Carole Roussopoulos
France, 1973, 25 min
A Besançon, après l’occupation de l’usine LIP par les forces de l’ordre, une travailleuse, Monique Piton, raconte leurs quatre mois de lutte, souligne la place décisive des femmes dans le Comité d’Action et dénonce le rôle joué par la télévision.

S.C.U.M. Manifesto 1967 de Carole Roussopoulos Delphine Seyrig
France, 1976, 27 min
Lecture mise en scène d’extraits de S.C.U.M. Manifesto (Society for Cutting Up Men) de Valerie Solanas, édité en 1967 et alors épuisé en français. Delphine Seyrig en traduit quelques passages à Carole Roussopoulos qui les tape à la machine. En arrière-plan, un téléviseur diffuse en direct des images du journal télévisé dont on entend par moments les nouvelles apocalyptiques.

Y’a qu’à pas baiser ! de Carole Roussopoulos
France, 1971, 17 min
Alternance d’images de la première grande manifestation féministe qui a lieu à Paris le 20 novembre 1971 et des images d’un avortement illégal pratiqué selon la méthode Karman.

http://www.cinemadureel.org/section/fronts-populaires-2019/?film_year=2019&edition_slug=2019

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Mardi 8 janvier 2019, de 18h30 à 20h30 Rencontre avec Sara García Gross lauréate du Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2019

Mardi 8 janvier 2019, de 18h30 à 20h30 Rencontre avec Sara García Gross lauréate du Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2019

L’Ordre des avocats de Paris et le Jury du Prix Simone de Beauvoir vous convient à participer à un échange avec Madame Sara García Gross, jeune salvadorienne connue pour son combat contre la politique anti-avortement en Amérique latine,
Lauréate du Prix Simone de Beauvoir 2019. & Madame Véronique Séhier, co-presidente du Planning Familial, Madame Carla García Antúnez de l’association Alerta Feminista, un.e avocat.e du barreau de Paris.
La discussion sera animée par Nicole Fernández Ferrer, membre du Jury du Prix Simone de Beauvoir,
et déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
Le 8 janvier 2019, de 18h30 à 20h30, Auditorium de la Maison du Barreau, Ile de la Cité, 2, rue Harlay, Paris 75001
Entrée libre, Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée

Communiqué de presse

Le Prix sera remis à Mme Sara GARCIA GROSS, Combattante pour le droit à l’avortement en Amérique latine
le 9 janvier 2019, à 11 heures, à la Maison de l’Amérique Latinem 217, boulevard Saint-Germain 75007 Paris
par Sylvie Le Bon de Beauvoir, présidente d’honneur, et Sihem Habchi, présidente du Jury.

Le Prix – Fondé en 2008, le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » a pour objectif de
« contribuer à mobiliser la solidarité internationale, réaffirmer le droit des femmes dans le monde, garantir la protection de celles et ceux qui luttent aujourd’hui au risque de leur vie, et défendre à leurs côtés les idéaux d’égalité et de paix ».
Remis chaque année le 9 janvier – date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir – le Prix a été attribué par le passé, entre autres lauréats, à Malala Yousafzai – depuis lors lauréate du Prix Nobel de la Paix–, à Barbara Nowacka, figure du mouvement pour le droit à l’avortement en Pologne, à Giusi Nicolini, maire de Lampedusa (Italie), pour son action en faveur des migrants naufragés de la Méditerranée, à l’historienne Michelle Perrot, et à l’écrivaine et journaliste Asli Erdogan, menacée d’une peine de prison à vie pour ses articles dans la presse turque(voir la liste complète ci-dessous).

La lauréate :

1/ Au Salvador, Sara GARCIA GROSS est membre du « Rassemblement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement » (Agrupación Ciudadana por la Depenalización del Aborto), collectif qui se bat pour la liberté des femmes injustement incarcérées en raison de la criminalisation absolue de l’avortement.
Le Salvador tient une place quasi unique parmi les pays qui nient le droit à l’avortement : depuis 1997, interrompre une grossesse y est rigoureusement interdit, même en cas de viol, malformation du fœtus, danger pour la santé de la femme enceinte. Considéré comme un homicide aggravé, l’avortement y est qualifié de crime et est passible de lourdes peines de prison. De plus, en 1999 a été inscrite dans la Constitution « la protection de la vie depuis la conception ». Ces dispositifs législatifs implacables sont le fruit de lobbys liés à la hiérarchie catholique, en particulier l’Opus Dei, groupes qui ont profité d’un regain du fondamentalisme religieux depuis les années1990.
Les conséquences de cette interdiction absolue de l’avortement non seulement affectent les femmes qui souhaitent interrompre leur grossesse, mais aussi entraînent régulièrement la condamnation à la prison de femmes victimes de fausses-couches spontanées et que l’on accuse d’avoir avorté. Cela entraîne aussi pour les femmes l’obligation de porter pendant des mois un fœtus que l’on sait ne pas être viable, et ce même s’il existe des risques pour la vie de la femme enceinte. La Cour constitutionnelle a en effet décidé que « les droits de la mère ne pouvaient pas primer ceux de l’enfant à naître ». A cela s’ajoute que la criminalisation extensive de l’avortement accroît la peur chez les militants d’être condamnés pour incitation au crime d’avortement.
Comme Simone de Beauvoir l’avait fait, à l’invitation de Gisèle Halimi, lors du célèbre procès de Bobigny(1972),Sara GARCIA GROSS intervient au niveau des juridictions répressives, lors de procès de femmes poursuivies pour avortement. Elle a participé aux mobilisations citoyennes et a fait connaître auprès du mouvement féministe international les injustices commises dans différentes régions d’Amérique latine.
Il s’agit non seulement de défendre ces femmes, mais aussi de susciter des changements dans l’imaginaire collectif. Une des luttes collectives capitales a conduit à la libération, le 15 février 2018, de Teodora Vasquez, condamnée à 30 ans de prison en 2008 pour une fausse couche qualifiée à tort « d’homicide aggravé ».
Sara GARCIA GROSS agit aussi sur les législateurs eux-mêmes. Elle insiste auprès d’eux pour qu’ils respectent la laïcité et que soient bien séparées convictions personnelles et décisions publiques.

2/ Dimension internationale : L’action de Sara GARCIA GROSS est coordonnée avec celle de nombreuses organisations féministes et LGBTQI en Amérique latine comme la Casa de Todas (La Maison pour toutes). En 2020, Sara GARCIA GROSS participera à la « Rencontre des droits des femmes d’Amérique centrale et du Sud ».

L’Amérique latine est un continent où le droit des femmes est au cœur des luttes démocratiques face à un conservatisme religieux en expansion: l’Argentine a récemment rejeté une proposition de loi visant à autoriser l’interruption volontaire de grossesse ; le Brésil a élu un ennemi déclaré des droits des femmes et les militant.es y sont désormais de plus en plus victimes d’agressions physiques. Seule bonne nouvelle: la nomination récente d’Olga SANCHEZ CORDERO, lectrice de Simone de Beauvoir, au poste de ministre de l’Intérieur du Mexique, qui a décidé de légaliser l’avortement dans son pays.
Donner le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes à Sara GARCIA GROSS, c’est reconnaître que son action s’inscrit dans la lignée de celle de Simone de Beauvoir. Il s’agit aussi d’offrir, depuis la France et l’Europe, un appui à son travail en faveur des droits des femmes, d’attirer l’attention internationale sur la situation de femmes emprisonnées ou menacées de prison en raison de la négation de leur droit sur leur corps.

CONTACT : prixsimonedebeauvoir@gmail.com/ Marine Mazel, secrétariat : +33(0)684396588/
Nicole Fernández Ferrer du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir : +33(0)662752818

LAUREATES DU PRIX – 2008 : Taslima Nasreen & Ayaan Hirsi Ali ; 2009 : Le collectif « Onemillion signatures » (Iran) ; 2010 : Ai Xiaoming et Guo Jianmei ; 2011 : Ludmila Oulitskaïa ; 2012 : Association tunisienne des femmes démocrates ; 2013 : Malala Yousafzai ; 2014: Michelle Perrot ; 2015: National Museum of Women in the Arts; 2016 : Giusi Nicolini ; 2017 : “Sauvons les femmes”, Barbara Nowacka ; 2018 : Asli Erdogan.

JURY
Présidente d’honneur : Sylvie Le Bon de Beauvoir – Présidente : Sihem Habchi
Membres : Julie Augras ; ConstanceBorde; PierreBras; NicoleFernandezFerrer; Madeleine Gobeil-Noël ; Sihem Habchi ; Smaïn Laacher ; Sylvie Le Bon de Beauvoir ; Rachida Lemmaghti ; Annette Levy-Willard ; Sheila Malovany-Chevallier ; Tiphaine Martin ; Françoise Picq ; Yvette Roudy ; Alice Schwarzer.

Avec le soutien de :
LA FONDATION JAN MICHALSKI, LA FONDATION VINCI, LA FONDATION PARIS DIDEROT, L’UNIVERSITE PARIS DIDEROT, LA FONDATION SIMONE DE BEAUVOIR, LA MAISON DE L’AMERIQUE LATINE.

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Vendredi 16 novembre à 19h : projection du film d’Alima Arouali « Bakta et ses filles »

Vendredi 16 novembre à 19h : projection du film d’Alima Arouali « Bakta et ses filles »

Dans le cadre du Mois du doc, la bibliothèque Marguerite Yourcenar a donné carte blanche au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
La réalisatrice Alima Arouali présentera son film « Bakta et ses filles » et en débattra en compagnie de Nicole Fernandez Ferrer.

« Cinq soeurs : Aïcha, Malika, Rachida, Horia et moi, Alima. Nous avons entre 50 et 60 ans. Nous sommes les filles de Bakhta et Abdenbi, qui ont quitté l’Algérie pour la France en 1948. Mes soeurs et moi faisons partie de cette génération qui a lutté pour pouvoir travailler, qui a décidé avec qui elle voulait vivre, avoir ou non des enfants, avoir le droit au plaisir, à une sexualité libre… À travers ce documentaire, mes soeurs me racontent comment elles ont résisté, chacune à leur manière, au père, aux maris, à la religion, aux préjugés, afin d’être des femmes libres et de trouver leur place dans la société française. » Alima Arouali.

Vendredi 17 novembre 2018 à 19h à la bibliothèque Marguerite Yourcenar
41 Rue d’Alleray 75015 Paris.

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30 octobre 2018 à 20h30 : projection du film de Mary Jirmanus Saba « A Feeling Greater than Love »

30 octobre 2018 à 20h30 : projection du film de Mary Jirmanus Saba « A Feeling Greater than Love »

Notre prochaine projection au Forum des images aura lieu le Mardi 30 octobre 2018 à 20h 30 au Forum des images, Mary Jirmanus Saba viendra présenter son film A Feeling Greater Than Love (Shu’our akbar min el hob)
Liban, 2017, Tricontinental Media, 90 min

1973. Une voiture circule dans le Sud du Liban appelant par haut-parleur les ouvriers à manifester. Ces mouvements de révolte populaire à travers le pays ont été effacés de la mémoire collective par la guerre civile et les divisions communautaires. A la recherche d’une époque révolue et de stratégies à adopter dans les luttes actuelles, la réalisatrice part à la rencontre des militants de l’époque, interroge les documents d’archives et invite à une méditation sur le militantisme à travers le cinéma.

Mary Jirmanus Saba a suivi des études de sciences sociales à Harvard aux Etats-Unis où elle est née puis de géographie à Berkeley. De 2006 à 2008, elle a produit l’émission communautaire du programme Via Comunidad avec le collectif Vientos del sur à Ibarra en Equateur.
Dans ses films, elle s’intéresse au monde rural, aux femmes travailleuses du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Elle explore les images d’archives militantes de ces deux régions en montrant l’intérêt qu’elles ont pour le présent.
A Feeling Greater Than Love, son premier long métrage documentaire, a remporté le prix de la FIPRESCI au festival de Berlin en 2017. Mary Jirmanus Saba vit et travaille à Beyrouth.

Réservez vos billets ICI !

au FORUM DES IMAGES PARIS
Forum des Halles
2 rue du cinéma, 75001 Paris

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jeudi 5 juillet 2018 à Arles : Carole Roussopoulos, la vidéo féministe au poing.

jeudi 5 juillet 2018 à Arles : Carole Roussopoulos, la vidéo féministe au poing.

Aux Rencontres de la photograpie d’Arles. Jeudi 5 juillet

Nicole Fernández Ferrer évoquera le travail de Carole Roussopoulos dans les années 70 et des collectifs vidéos de femmes dans le cadre des ateliers : 1968-2018, PRISE DE PAROLE / PRISE D’IMAGES
LES ANNÉES 1968 : METTRE LES IMAGES AU SERVICE DES LUTTES
1968-2018, Prise de parole / Prise d’images

Conversations et projections avec Bernadette Caille, Guillaume Blanc, Sébastien Layerle, Jean-Denis Bonan
et Nicole Fernández Ferrer, sur une proposition de Tënk.

« En mai dernier, on a pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789 », écrivait Michel de Certeau en 1968. Cette prise de parole fut également une prise d’images. En quelques semaines, les figures d’autorité sont destituées, les lieux de pouvoir investis. Manifester, occuper, s’approprier l’espace, c’est déjà se représenter soi-même, se libérer des représentations auxquelles l’on était assigné. Avec chercheurs et témoins, nous évoquerons cette histoire où s’inventèrent, contre les normes professionnelles et les hiérarchies sociales, des manières de faire des films en commun. Cinquante ans après les événements de mai, dans des contextes évidemment différents, photographes et cinéastes continuent de produire des images des luttes actuelles qui s’écartent de celles majoritairement diffusées sur les médias dominants. La plupart récuserait sans doute le terme « militant » pour qualifier leur travail. En revanche, impliqués dans une situation de conflit, ils ont nécessairement à penser ce que peut être leur rôle ou leur place, les relations qu’ils établissent avec ceux qu’ils côtoient ou avec lesquels ils coopèrent. En compagnie de photographes et de collectifs cinématographiques, présents à Notre-Dame-des-Landes, à Bure et à Calais, nous tenterons de voir quelles formes peuvent prendre aujourd’hui les notions d’engagement, de collectif, de contre-information.

MATINÉE. « LES ANNÉES 1968 : METTRE LES IMAGES AU SERVICE DES LUTTES »
9h45 – Accueil et présentation des grands axes de la journée.
Diffusion liminaire du court-métrage réalisé en mai 68 : « Ce n’est qu’un début » (collectif Arc, 10 min.)

10-11h – Usages de la photographie en Mai 1968.
Retour sur l’exposition « 1968, quelle histoire ! » en présence de sa commissaire Bernadette Caille. Regard complémentaire de l’historien de la photographie Guillaume Blanc sur l’engagement des photographes Jacques Windenberger et Jean Pottier durant les Evénements.

11-12h – Le développement des collectifs de cinéastes militants
Sébastien Layerle (historien du cinéma, auteur de « Caméras en lutte en mai 68 ») dialogue avec le cinéaste Jean-Denis Bonan (membre des collectifs Arc puis Cinélutte).

12-13h – Carole Roussopoulos, la vidéo féministe au poing.
Avec Nicole Fernandez Ferrer (déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir) : évocation de la cinéaste Carole Roussopoulos et des collectifs féministes de réalisation.

APRÈS-MIDI. « PRATIQUES ALTERNATIVES DE L’IMAGE SUR LES TERRAINS ACTUELS DE CONFLIT »
14h30 – Avant-première de « Fugitif, où cours-tu ? », film d’Elisabeth Perceval et Nicolas Klotz (2018, Arte, 1h24).

16-17h30 : Echange avec E. Perceval et N. Klotz, autour de la réalisation du diptyque tourné à Calais, dans la Jungle, « L’Héroïque lande » (2017) / « Fugitif, où cours-tu ? » (2018)
Dialogue autour des lieux emblématiques des luttes contemporaines et la manière dont ils sont représentés par le cinéma et la photographie, en compagnie de Caroline Zéau (historienne du cinéma documentaire) et des photographes Elisa Larvego et Gilles Raynaldy (pour leur travail sur Calais) et Louis Matton (pour son travail à Notre-Dame des Landes).

17h30-18h30 – Table ronde collective, orchestrée par Caroline Zéau
« Formes esthétiques / engagements politiques : quelles filiations et quelles ruptures de Mai 68 à aujourd’hui ? »

COUR FANTON
34 rue du docteur Fanton, 13200 Arles

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Mardi 19 juin 2018 à 21h : projection du film « Mizike Mama » de Violaine de Villers

Mardi 19 juin 2018 à 21h : projection du film « Mizike Mama » de Violaine de Villers

Mizike Mama de Violaine de Villers

Belgique, 1992, coul., 52 min

Marie Daulne conte l’Afrique, terre de sa mère, l’Europe, terre de son père. Elle apprend le chant avec sa mère zaïroise dans la plus pure tradition orale. À l’écoute du jazz, du gospel, des chants pygmées, elle harmonise ces sons, ces rythmes et les voix des « Zap Mama » s’enchaînent dans une réjouissante polyphonie et polyrythmie.

la projection est suivie d’un débat avec la réalisatrice.

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15 juin 2018 9h à 18h Femmes archivées / Femmes archivistes Quelles mémoires urbaines en images ?

15 juin 2018 9h à 18h Femmes archivées / Femmes archivistes Quelles mémoires urbaines en images ?

Femmes archivées / Femmes archivistes Quelles mémoires urbaines en images ?
Journée d’étude .      15 juin 2018 .     9h – 18h
Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville .    Amphithéâtre Central
60 boulevard de la Villette 75019 Paris

Premier jalon d’un programme de recherche exploratoire intitulé « Des contre-regards documentaires ? Les mondes urbains photographiés et filmés par les femmes » porté par le collectif Penser l’urbain par l’image du Labex Futurs Urbains, cette journée d’étude vise à interroger la transmission d’une mémoire urbaine des femmes s’appuyant sur des pratiques de documentation visuelle, et en particulier sur le film et la photographie. A partir d’un ensemble de projections, de présentations d’ouvrages et de performances à la croisée de l’art et de la recherche en sciences humaines et sociales, elle questionnera la portée féministe d’images produites et/ou regardées par des femmes depuis leur expérience urbaine.

PROGRAMME 

Accueil 9h30

Introduction par Cécile Cuny et Anne Jarrigeon

10h – 11 h
Le logement social raconté par les femmes : archives de l’INA (1960-1980). par Laetitia Overney (ENSA Paris Belleville, Ipraus) La télévision des années 1960 nous fait découvrir un nouveau monde : les grands ensembles, les formes architecturales inédites, les femmes qui les habitent. Les femmes sont les figures centrales de ces nouveaux quartiers quand les hommes sont au travail à l’extérieur de la cité. Que racontent-elles alors de leur logement social enfin obtenu après des années de mal logement ? Quelles pratiques et quelles attitudes, quels savoirs et savoirs faire sont alors mis en vue par les documentaires de la télévision ? Des années 1960 aux années 1980, les effets de l’urbanisation sur l’émancipation des femmes de milieu populaire affleurent à l’écran. discutante : Hortense Soichet (photographe, Lab’Urba)

 

11h – 12h
Le parcours singulier du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir : de la vidéo militante à l’éducation à l’image
par Nicole Fernandez Ferrer programmatrice, archiviste et déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir a été créé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder. Militantes féministes impliquées dans la pratique de la video, elles ont mis au coeur de leurs objectifs, la conservation, la mise à disposition et la valorisation des vidéos produites depuis la fin des années 60 avec l’apparition de la vidéo légère. Elles ont poursuivi au sein du centre la production de nouveaux films concernant l’histoire des femmes, leurs droits, leurs luttes, leurs créations. Impliqué dans l’éducation à l’image et la lutte contre les stéréotypes liés aux représentations sexuées dans l’audiovisuel, le Centre audiovisuelle Simone de Beauvoir intervient également dans les prisons. Il produit et réalise des films et travaille en collaboration avec des artistes à travers le collectif Travelling féministe, et en mettant ses archives à la disposition des créatrices qui souhaitent les utiliser pour nourrir leur création.

Discutante : Anne Jarrigeon (LVMT)

 

12h – 13h

Projection Débat : Ainsi soient-elles documentaire, 30 min, production Varan, 2015 avec la réalisatrice Anne Jarrigeon et la monteuse Cécile Perlès A l’occasion d’un stage, la jeune Tara découvre l’univers intellectuel et l’engagement de Christine et Catherine, les deux fondatrices de la librairie féministe Violette and Co. De l’accrochage des expositions artistiques aux conversations chuchotées au milieux des livres, en passant par les rencontres littéraires organisées dans la mezzanine bien connue des habitué.e.s de ce lieu unique en son genre, le film, réalisé sans interview dans la lignée du « cinéma direct », interroge la transmission de la contre-culture féministe et la résistance à l’invisibilisation des savoirs de femmes. Il donne à voir en toile de fond comme au premier plan ces innombrables oeuvres, noms et visages scandaleusement méconnus en dehors des cercles de spécialistes et de militant.e.s. Avec Tara Baret, Christine Lemoine, Catherine Florian, Christine Planté et Michelle Perrot discutante : Alexa Färber (Hafencity University, Hambourg)

13 h 14h 30 – déjeuner 14h30 –

16h Projection – Débat : Nayère, les chants de la liberté documentaire, 54 min, 2005*
avec la réalisatrice Mina Saïdi Sharouz (ENSA La Villette, LAVUE) Mina Saïdi Sharouz est née en Iran où elle continue de se rendre régulièrement. Sa mère, Nayère Saïdi fut une poétesse et femme publique qui toute sa vie incarna l’image de la femme moderne dans le Téhéran d’avant la révolution islamique. Dans un double questionnement sur la situation des femmes iraniennes aujourd’hui et sur l’oeuvre de sa mère, la réalisatrice cherche à tisser un lien entre les actions engagées du temps de Nayère et la réalité de la condition féminine actuelle. En rencontrant des femmes de tous milieux, militantes ou pas, qui ensemble font évoluer l’image et la place des femmes dans leur pays, elle parvient à dresser un tableau complexe et touchant d’une société féminine iranienne volontaire, combative et en marche vers l’égalité des droits. *Coproduction la Huit production et la télévision belge (RTBF/ La Huit Production/Anisseh nama), France- Iran discutante Lucinda Groueff (Lab’urba)

Pause 16h -16h-20

 

16h20 – 18h Photographies – lecture / performance : Esperem
Présentation du projet photographique Esperem par les femmes gitanes de la cité de l’Espérance de Berriac (Aude), la photographe Hortense Soichet (Lab’Urba), Julie Marty et Eric Sinatora (Graph-CMI) Lecture performance des femmes gitanes mise en scène par Marie Christine Azema Depuis vingt ans, une quinzaine de femmes gitanes participent à des ateliers photographiques organisés par Éric Sinatora, directeur du G.R.A.P.H-CMI, association d’éducation populaire à l’image, dans l’Aude. De novembre 2013 à avril 2015, la photographe Hortense Soichet est invitée en résidence. Ce projet conçu comme un terrain d’expérimentation de la photographie sociale vise à conserver la mémoire d’un quartier particulier voué à la démolition. Il fait le lien entre plusieurs générations et témoigne des modes de vie et d’habiter gitans, de l’évolution du statut des femmes en particulier, et dénonce les clichés. Les femmes ont, par une mise en miroir de leur propre communauté, créé un discours visuel, qui relève à la fois de l’anthropologie de la vie quotidienne et de l’esthétique. Soucieuses de perpétrer une tradition de transmission orale de leur culture, les femmes gitanes ont participé à la réalisation d’entretiens auprès des habitants de la cité de l’Espérance qui apparaissent sous formes de textes dans l’ouvrage Esperem (Hortense Soichet et les femmes gitanes de la Cité de l’Espérance, Esperem, Grâne, Créaphis, 2016). La force de ces textes a rendu évidente la nécessité de les faire sortir du livre afin de les partager avec un public plus large que celui concerné par l’ouvrage. Pour les accompagner dans cette démarche, Marie-Christine Azema, metteure en scène de la compagnie Ze Regalia a été sollicitée. Ce travail a donné naissance à une lecture mise en jeu d’une heure avec la participation de l’ensemble du groupe.
Discutante Anne Jarrigeon (Ecole d’urbanisme de Paris, LVMT)

 

Informations pratiques
Accès

Ecole nationale supérieure d’architecture de Belleville
60 Boulevard de la Villette, 75019 Paris
Métro ligne 2 – Station Colonel Fabien ou Belleville

Contact
anne.jarrigeon@univ-paris-est.fr
cecile.cuny-robert@univ-paris-est.fr

Publié par Centre audiovisuel Simone de Beauvoir dans Agenda