Mercredi 9 janvier 2019 à 11h : Sara García Gross reçoit le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes

Sylvie Le Bon de Beauvoir, Présidente d’honneur du Prix Simone de Beauvoir
Sihem Habchi, Présidente du Prix Simone de Beauvoir sont heureuses de vous inviter à la remise du prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2019 décerné à Sara García Gross du Rassemblement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement au Salvador
Mercredi 9 janvier 2019 à 11h00, Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain – Paris 7e
Réservation en ligne > cliquez ici

Contacts > prixsimonedebeauvoir@gmail.com Tél. : 01 57 27 64 32

Le Prix – Fondé en 2008, le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » a pour objectif de
« contribuer à mobiliser la solidarité internationale, réaffirmer le droit des femmes dans le monde, garantir la protection de celles et ceux qui luttent aujourd’hui au risque de leur vie, et défendre à leurs côtés les idéaux d’égalité et de paix ». Remis chaque année le 9 janvier – date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir – le Prix a été attribué par le passé, entre autres lauréats, à Malala Yousafzai – depuis lors lauréate du Prix Nobel de la Paix–, à Barbara Nowacka, figure du mouvement pour le droit à l’avortement en Pologne, à Giusi Nicolini, maire de Lampedusa (Italie), pour son action en faveur des migrants naufragés de la Méditerranée, à l’historienne Michelle Perrot, et à l’écrivaine et journaliste Asli Erdogan, menacée d’une peine de prison à vie pour ses articles dans la presse turque(voir la liste complète ci-dessous).

La lauréate :

1/ Au Salvador, Sara GARCIA GROSS est membre du « Rassemblement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement » (Agrupación Ciudadana por la Depenalización del Aborto), collectif qui se bat pour la liberté des femmes injustement incarcérées en raison de la criminalisation absolue de l’avortement.
Le Salvador tient une place quasi unique parmi les pays qui nient le droit à l’avortement : depuis 1997, interrompre une grossesse y est rigoureusement interdit, même en cas de viol, malformation du fœtus, danger pour la santé de la femme enceinte. Considéré comme un homicide aggravé, l’avortement y est qualifié de crime et est passible de lourdes peines de prison. De plus, en 1999 a été inscrite dans la Constitution « la protection de la vie depuis la conception ». Ces dispositifs législatifs implacables sont le fruit de lobbys liés à la hiérarchie catholique, en particulier l’Opus Dei, groupes qui ont profité d’un regain du fondamentalisme religieux depuis les années1990.
Les conséquences de cette interdiction absolue de l’avortement non seulement affectent les femmes qui souhaitent interrompre leur grossesse, mais aussi entraînent régulièrement la condamnation à la prison de femmes victimes de fausses-couches spontanées et que l’on accuse d’avoir avorté. Cela entraîne aussi pour les femmes l’obligation de porter pendant des mois un fœtus que l’on sait ne pas être viable, et ce même s’il existe des risques pour la vie de la femme enceinte. La Cour constitutionnelle a en effet décidé que « les droits de la mère ne pouvaient pas primer ceux de l’enfant à naître ». A cela s’ajoute que la criminalisation extensive de l’avortement accroît la peur chez les militants d’être condamnés pour incitation au crime d’avortement.
Comme Simone de Beauvoir l’avait fait, à l’invitation de Gisèle Halimi, lors du célèbre procès de Bobigny(1972),Sara GARCIA GROSS intervient au niveau des juridictions répressives, lors de procès de femmes poursuivies pour avortement. Elle a participé aux mobilisations citoyennes et a fait connaître auprès du mouvement féministe international les injustices commises dans différentes régions d’Amérique latine.
Il s’agit non seulement de défendre ces femmes, mais aussi de susciter des changements dans l’imaginaire collectif. Une des luttes collectives capitales a conduit à la libération, le 15 février 2018, de Teodora Vasquez, condamnée à 30 ans de prison en 2008 pour une fausse couche qualifiée à tort « d’homicide aggravé ».
Sara GARCIA GROSS agit aussi sur les législateurs eux-mêmes. Elle insiste auprès d’eux pour qu’ils respectent la laïcité et que soient bien séparées convictions personnelles et décisions publiques.

2/ Dimension internationale : L’action de Sara GARCIA GROSS est coordonnée avec celle de nombreuses organisations féministes et LGBTQI en Amérique latine comme la Casa de Todas (La Maison pour toutes). En 2020, Sara GARCIA GROSS participera à la « Rencontre des droits des femmes d’Amérique centrale et du Sud ».

L’Amérique latine est un continent où le droit des femmes est au cœur des luttes démocratiques face à un conservatisme religieux en expansion: l’Argentine a récemment rejeté une proposition de loi visant à autoriser l’interruption volontaire de grossesse ; le Brésil a élu un ennemi déclaré des droits des femmes et les militant.es y sont désormais de plus en plus victimes d’agressions physiques. Seule bonne nouvelle: la nomination récente d’Olga SANCHEZ CORDERO, lectrice de Simone de Beauvoir, au poste de ministre de l’Intérieur du Mexique, qui a décidé de légaliser l’avortement dans son pays.
Donner le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes à Sara GARCIA GROSS, c’est reconnaître que son action s’inscrit dans la lignée de celle de Simone de Beauvoir. Il s’agit aussi d’offrir, depuis la France et l’Europe, un appui à son travail en faveur des droits des femmes, d’attirer l’attention internationale sur la situation de femmes emprisonnées ou menacées de prison en raison de la négation de leur droit sur leur corps.

CONTACT : prixsimonedebeauvoir@gmail.com/ Marine Mazel, secrétariat : +33(0)684396588/
Nicole Fernández Ferrer du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir : +33(0)662752818

LAUREATES DU PRIX – 2008 : Taslima Nasreen & Ayaan Hirsi Ali ; 2009 : Le collectif « Onemillion signatures » (Iran) ; 2010 : Ai Xiaoming et Guo Jianmei ; 2011 : Ludmila Oulitskaïa ; 2012 : Association tunisienne des femmes démocrates ; 2013 : Malala Yousafzai ; 2014: Michelle Perrot ; 2015: National Museum of Women in the Arts; 2016 : Giusi Nicolini ; 2017 : “Sauvons les femmes”, Barbara Nowacka ; 2018 : Asli Erdogan.

JURY
Présidente d’honneur : Sylvie Le Bon de Beauvoir – Présidente : Sihem Habchi
Membres : JulieAugras ; ConstanceBorde; PierreBras; NicoleFernandezFerrer; Madeleine Gobeil-Noël ; Sihem Habchi ; Smaïn Laacher ; Sylvie Le Bon de Beauvoir ; Rachida Lemmaghti ; Annette Levy-Willard ; Sheila Malovany-Chevallier ; Tiphaine Martin ; Françoise Picq ; Yvette Roudy ; Alice Schwarzer.

Avec le soutien de :
LA FONDATION JAN MICHALSKI, LA FONDATION VINCI, LA FONDATION PARIS DIDEROT, L’UNIVERSITE PARIS DIDEROT, LA FONDATION SIMONE DE BEAUVOIR, LA MAISON DE L’AMERIQUE LATINE.
Paris, le 14 décembre 2018.
El Premio “Simone de Beauvoir por la libertad de las mujeres 2019
será atribuido a Sara García Gross, activista por el derecho al aborto en América Latina.

El premio se entregara a la Sra. Sara GARCIA GROSS, el 9 de enero de 2019, a las 11, en la Casa de América Latina
217, boulevard Saint-Germain París por Sylvie Bon de Beauvoir, presidenta honoraria, y Sihem Habchi, presidenta del jurado.

El Premio – Creado en 2008, el « Premio Simone de Beauvoir por la Libertad de las Mujeres » tiene como objetivo « contribuir a movilizar la solidaridad internacional, reafirmar los derechos de las mujeres a nivel mundial, garantizar la protección de las personas que luchan hoy día, a riesgo de su vida, y defender los ideales de igualdad y de paz « .

Entregado cada año el 9 de enero, aniversario del nacimiento de Simone de Beauvoir. Entre las ganadoras del premio podemos citar a Malala Yousafzai, premio Nobel de la Paz, en 2014; a Barbara Nowacka, ícono del movimiento por el derecho al aborto en Polonia; a Giusi Nicolini, alcaldesa de la ciudad de Lampedusa (Italia), por su acción en favor de los migrantes naufragados en el mar mediterráneo; a la historiadora Michelle Perrot, y la escritora y periodista Asli Erdogan, amenazada a cadena perpetua por sus artículos en la prensa turca (vea la lista completa a continuación).

La ganadora:
1/Sara García Gross es integrante de la Agrupación Ciudadana por la Despenalización del Aborto en El Salvador, colectivo que trabaja por la libertad de mujeres encarceladas injustamente debido a la penalización absoluta del aborto. Además, trabajan para que pueda cambiar lalegislación.
El Salvador ocupa un lugar único dentro de los países que niegan el derecho al aborto: desde 1997, el aborto está estrictamente prohibido incluso en casos de violación, malformación fetal, y riesgo para la salud de la mujer embarazada. Considerado un homicidio agravado, el aborto es tipificado como crimen y es castigado con graves penas de prisión. Además, en 1999 ha sido inscrita en la Constitución « la protección de la vida desde la concepción. » Estas disposiciones legislativas implacables son el resultado de los “lobbys” vinculados a la jerarquía católica, especialmente los grupos del Opus Dei, que se han beneficiado de un resurgimiento del fundamentalismo religioso desde los años 1990. Las consecuencias de esta prohibición absoluta del aborto no sólo afectan a las mujeres que desean interrumpir su embarazo, sino que además, las mujeres víctimas de abortos espontáneos pueden ser condenadas a largas penas de prisión, acusadas de aborto. En consecuencia, estas mujeres están obligadas a llevar a un feto no viable durante meses, a pesar de los riesgos que supone para la mujer embarazada. El Tribunal Constitucional ha decido que « los derechos de la madre no pueden prevalecer sobre los derechos del feto. » Además, la amplia criminalización del aborto agudiza el miedo entre las personas activistas de ser condenadas por instigación al crimen de aborto.
Como lo había hecho Simone de Beauvoir, por invitación de Gisèle Halimi, durante el famoso juicio de Bobigny (1972), Sara GARCIA GROSS interviene en el ámbito de las leyes represivas en el marco de los juicios de mujeres procesadas por aborto. Ha participado en las movilizaciones sociales y desde el feminismo internacionalista ha dado a conocer las injusticias en diversas regiones de Latinoamerica. No trata solo de defender a mujeres criminalizadas injustamente, sino también de generar cambios en los imaginarios sociales.
Una de las luchas colectivas de gran importancia ha sido la liberación, el 15 de febrero de 2018, de Teodora Vásquez, condenada en 2008 a una pena de prisión de 30 años por un aborto espontáneo calificado erróneamente de « homicidio agravado ».
Sara GARCIA GROSS actúa también entre los propios legisladores, presiona para que se respete la secularidad y para que se delimiten claramente sus convicciones personales y las decisiones públicas.

2/ Dimensión internacional:
La acción de Sara GARCIA GROSS está coordinada con la de numerosas organizaciones feministas y LGBTQI en América Latina: la Casa de Todas (La Casa para Todas, financiada por la Fundación Bohl – Alemania – y el Fondo Centroamericano de las Mujeres), « Ni Una Menos », « Vivas Nos Queremos », « 135 Femenicidios » contra la impunidad en relación con la violencia de género. En 2020 en El Salvador, Sara GARCIA GROSS participará en la acogida del “Encuentro para los derechos de las mujeres en América Central y del Sur. »
América Latina es un continente donde, frente al creciente conservadurismo religioso, los derechos de las mujeres ocupan un lugar central en las luchas democráticas, recientemente Argentina ha rechazado un proyecto de ley para permitir el aborto; Brasil ha elegido a un enemigo declarado de los derechos de las mujeres y las activistas son ahora más y más víctimas de agresión física. La única buena noticia es el reciente nombramiento de Olga SANCHEZ CORDERO ,lectora de Simone de Beauvoir, como Ministra del Interior de México, quien decidió legalizar el aborto en su país. Otorgar el premio Simone de Beauvoir por la libertad de la mujer a Sara GARCIA GROSS es reconocer que su acción está en la línea de Simone de Beauvoir. También se trata de apoyar, desde Francia y Europa, su trabajo a favor de los derechos de las mujeres, y atraer a la atención internacional sobre la situación de las mujeres encarceladas o amenazadas de prisión al negar a las mujeres el derecho de ser dueñas de su cuerpo.

CONTACTO
prixsimonedebeauvoir@gmail.com/
Marine Mazel, secretaría: +33 (0) 684396588 /
Nicole Fernández Ferrer del Centro Audiovisual Simone de Beauvoir: +33 (0) 662752818
/archives@centre-simone-de-beauvoir.com

GANADORAS DEL PREMIO
– 2008: Taslima Nasreen y Ayaan Hirsi Ali; 2009: El Colectivo de One Million Signatures (Irán); 2010: Ai Xiaoming y Guo Jianmei; 2011: Ludmila Ulitskaya; 2012: Association tunisienne des femmes démocrates; 2013: Malala Yousafzai; 2014: Michelle Perrot; 2015: National Museum of Women in the Arts; 2016: Giusi Nicolini; 2017: « Sauvons les femmes », Barbara Nowacka; 2018: Asli Erdogan.

JURADO
Presidenta de honor: Sylvie Le Bon de Beauvoir; Presidenta: Sihem Habchi
Miembros: Julie Augras; Constance Borde; Pierre Bras; Nicole Fernández Ferrer; Madeleine Gobeil-Noël; Sihem Habchi; Smaïn Laacher; Sylvie Le Bon de Beauvoir; Rachida Lemmaghti; Annette Levy-Willard; Sheila Malovany-Chevallier; Tiphaine Martin; Françoise Picq; Yvette Roudy; Alice Schwarzer

Con el apoyo de:
LA FONDATION VINCI, LA FONDATION PARIS DIDEROT, L’UNIVERSITE PARIS DIDEROT, LA FONDATION SIMONE DE BEAUVOIR, LA MAISON DE L’AMERIQUE LATINE.

The Simone de Beauvoir Prize for Women’s Freedom 2019 will be awarded to SARA GARCIA GROSS Advocate for Women’s Right to Choose and Human Rights in Latin America
The Prize will be awarded to Sara Garcia Gross on January 9, 2019, at 11:00 am at the Maison de l’Amérique Latine, 217, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris, by Sylvie Le Bon de Beauvoir, Honorary President and Sihem Habchi, President of the Jury of the Prix Simone de Beauvoir

The Prize– Founded in 2008, the Simone de Beauvoir Prize for Women’s Freedom aims to “mobilize international solidarity, reaffirm women’s rights in the world, guarantee the protection of those women who risk their lives today in their struggle, and to defend by their side the ideals of equality and peace.”
The Prize is granted every year on January 9 – Simone de Beauvoir’s birthday – and has been previously awarded to, among others, Malala Yousafzai (who went on to receive the Nobel Peace Prize), Barbara Nowacka, a leader in the right to abortion movement in Poland, Giusi Nicolini, former mayor of Lampedusa in Italy, for her protection of migrants stranded in the Mediterranean, historian Michelle Perrot, and the author and journalist Asli Erdogan, facing life imprisonment for her articles in the Turkish press. (see the complete list below).

The Prize Recipient

1/ In El Salvador Sara Garcia Gross is the executive coordinator of the Citizens’ Organization for Abortion Decriminalization (Agrupacion Ciudadana por la Depenalizacion des Aborto)
El Salvador ranks high among the countries that deny the right to abortion: since 1997, terminating a pregnancy is rigorously forbidden even in case of rape, fetus malformation, and danger for the pregnant woman’s health. Considered to be aggravated murder, abortion is a crime and criminally punishable by severe prison sentences. Moreover, since 1999 “the protection of life from the moment of conception” has been inscribed in the Constitution. These implacable and ruthless measures are the work of Catholic lobbies, in particular the Opus Dei, groups that have taken advantage of the rise of religious fundamentalism since the 1990s.
The consequences of this absolute prohibition of abortion affect not only women who desire to end their pregnancy but also carry prison sentences for women who have had miscarriages and are accused of having had an abortion. This also forces women to carry a non-viable fetus for months even if the pregnant woman’s life is in danger. The Constitutional Court decided that “the rights of the mother cannot take precedence over the unborn child.” An additional consequence is that the extensive criminalization of abortion increases activists’ fear of being condemned for inciting abortion.
Like Simone de Beauvoir, invited by Gisèle Halimi for the path-breaking trial of Bobigny in 1972, Sara Garcia Gross intervenes in trials concerning the repressive jurisdictions of women accused of abortion. The aim is not only to defend these women but also to advance the law by addressing judges. An encouraging result was obtained with the liberation of Teodora Vasquez, February 15, 2018, condemned to 30 years in prison in 2008 for a miscarriage abusively considered “aggravated murder.”
Sara Garcia Gross also acts on lawmakers themselves, insisting they enforce secularity and that personal convictions and public decisions be completely separated.

2/ International dimension
Sara Garcia Gross’s work is in coordination with many feminist and LGBTQ organizations in Latin America: la Casa de Todas (the Women’s House, financed by the Bohl Foundation, Germany, and the Central American Women’s Fund), Ni Una Menos, Vivas Nos Queremos, 135 Femenicidios against impunity in face of sexist violence. In 2020, Sara Garcia Gross will be present to welcome the Central and South American Gathering for Women’s Rights in Salvador.
Latin America is a continent where women’s rights are at the very heart of the democratic battles against rising religious conservatism: Argentina recently voted against a bill granting the right to abortion; Brazil just elected a vociferous enemy of women’s rights, and activists are more and more subject to physical aggressions. The only good news is the recent nomination of Olga Sanchez Cordero, a reader of Simone de Beauvoir, as Minister of the Interior in Mexico, who decided to legalize abortion in her country.
Awarding the Simone de Beauvoir Prize for Women’s Freedom 2019 to Sarah Garcia Gross recognizes her struggle alongside Simone de Beauvoir’s. It also provides support to her work for women’s rights from France and Europe, and draws international attention to the situation of women in prison or threatened with prison because of the denial of their rights over their own bodies.

CONTACT : prixsimonedebeauvoir@gmail.com / Marine Mazel, secrétariat : +33(0)684396588/
Nicole Fernandez Ferrer du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir : +33(0)662752818

PRIZE RECIPIENTS – 2008 : Taslima Nasreen & Ayaan Hirsi Ali ;2009 : Le collectif « One million signatures » (Iran) ; 2010 : Ai Xiaoming et Guo Jianmei ;2011 : Ludmila Oulitskaïa ; 2012 : Association tunisienne des femmes démocrates ; 2013 :Malala Yousafzai ; 2014: Michelle Perrot; 2015: National Museum of Women in the Arts; 2016 :Giusi Nicolini ; 2017 : “Sauvons les femmes”, Barbara Nowacka ; 2018 : Asli Erdogan.

JURY
Honorary President: Sylvie Le Bon de Beauvoir – President : Sihem Habchi
Members: Julie Augras ; Constance Borde ; Pierre Bras ; Nicole Fernandez Ferrer ; Madeleine Gobeil-Noël ; Sihem Habchi ; Smaïn Laacher ; Sylvie Le Bon de Beauvoir ; Rachida Lemmaghti ; Annette Levy-Willard ; Sheila Malovany-Chevallier ; Tiphaine Martin ; Françoise Picq ; Yvette Roudy ; Alice Schwarzer.

Supporters:
LA FONDATION JAN MICHALSKI, LA FONDATION VINCI, LA FONDATION PARIS DIDEROT, L’UNIVERSITE PARIS DIDEROT, LA FONDATION SIMONE DE BEAUVOIR, LA MAISON DE L’AMERIQUE LATINE.