Agenda

4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

4 avril à 18h30 ENSA Limoges : Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70.

Dans le cadre des conférences du 8 mars :

Une caméra à soi : vidéo et féminisme des années 70, par Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Dans la foulée de mai 68 et des États généraux du cinéma, le cinéma d’intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte.

Dans ce contexte d’effervescence militante, des réalisatrices s’emparent dès la fin des années 60 des nouvelles ressources de la vidéo, avec les premières caméras Portapacks. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation.

Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles comme Les Insoumuses, Le lézard du péril mauve et de la Guerrière pamplemousse, Video Out les Muses s’amusent ou Videa. Les premières vidéos féministes font éclater les cadres traditionnels, le cadre de l’image et le carcan du son adossé au commentaire.

Delphine Seyrig comme Carole Roussopoulos, Ioana Wieder ou les femmes de Videa apportent leur touche singulière faite d’humour caustique, de questionnements politiques et d’engagement féministe.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

ENSA Limoges

 

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16 mars 2017 : Le Retour de Gisela Wertzbergher

16 mars 2017 : Le Retour de Gisela Wertzbergher

Le Retour de Gisela Wertzbergher de Barbara Wolman
Hongrie – Roumanie – France, 2009, video, coul., 73 min, version originale française
Un voyage documentaire à l’initiative de Faina Grossmann dans le cadre du projet « Shoah, Exil, Reconnaissance ».

« Gisela Wertzbergher, survivante juive d’Auschwitz, revient 50 ans plus tard sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse. Partout où elle va, Gisela confronte les gens avec ses propres souvenirs, elle cherche des traces de son existence et plus généralement de l’existence des Juifs : à Spinka, son village natal au cœur de la région Maramures (en Roumanie) où elle a grandi ; à Budapest, où jeune adulte, elle a été déportée et enfin à Sighet, la ville où elle a vécu après la déportation, jusqu’à son exil à Paris.

Faina Grossmann m’a demandé de garder en images et en voix ce voyage de Gisela : filmer pour témoigner de choses qui n’auraient jamais dû arriver est une démarche insoluble. Mais je sais que le danger d’oublier ou pire de nier les faits est bien réel, j’ai donc évidemment accepté de faire ce film, tout en sachant que je ne me sentirais jamais à ma place derrière la caméra pendant ce voyage. En dehors de l’enjeu politique de la mémoire, il y avait aussi pour moi un enjeu personnel, faire avec Gisela ce que je n’avais pas pu faire, enfant avec mes grands-parents : écouter leur histoire.

Gisela était indécise face à l’intérêt de faire ce film : « À quoi ça sert de reparler de tout ça, c’est tant de souffrance, et en même temps, si ça peut servir à ne pas oublier ! « .

C’est de toutes ces contradictions que ce film est fait.

Gisela est décédée le 6 août 2015.

Malgré ce douloureux sujet qui nous réunissait, je garde en moi son regard espiègle, une des plus belles images de ce voyage. »

Barbara Wolman


INFOS PRATIQUES

Le jeudi 16 mars 2017 à 20h
Cinéma Le Luminor Hôtel de Ville – 20 rue du Temple 75004 Paris – Métro Hôtel de Ville

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9 mars 2017 : Séminaire Travelling Féministe

9 mars 2017 : Séminaire Travelling Féministe

Dans le cadre du projet d’exposition et de recherche Exposer Delphine Seyrig ?
Nous avons le grand plaisir de recevoir Morgane Merteuil &Veronica Noseda

Cette séance du séminaire Travelling Féministe aborde le lien entre vidéo, activisme et féminisme à partir de l’actualisation d’un ensemble de luttes auxquelles Delphine Seyrig a participé dans les années 1970. Les documents Les prostituées de Lyon parlent (1975) de Carole Roussopoulos et Accouche ! (1977) de Ioana Wieder seront les points de départ pour une discussion qui abordera les questions de la sexualité, des droits et des vies des travailleuses et travailleurs du sexe, de l’avortement et de la reproduction sociale avec les deux intervenantes invitées.

Morgane Merteuil est une militante féministe, qui s’est notamment engagée au sein du STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel. Elle a écrit de nombreux textes critiques sur le travail sexuel et participe au comité éditorial de la revue Période.

Arrivée en France pour des recherches sur les inégalités urbaines, Veronica Noseda est née en Suisse. Elle a fait ses premiers pas de militante dans la lutte contre le sida. Elle est impliquée professionnellement et bénévolement dans plusieurs associations féministes et lesbiennes, dont Le Planning Familial, où elle exerce la fonction de coordinatrice nationale, et Les Dégommeuses, où elle a notamment contribué à développer un programme d’accueil pour des réfugiées. Elle est membre fondatrice du fonds de dotation LIG-Lesbiennes d’Intérêt Général.

Le séminaire Exposer Delphine Seyrig ? a lieu dans le cadre du projet de recherche et d’exposition éponyme à venir qui vise à repenser la personne et les œuvres de Delphine Seyrig (1932-1990) dans le présent. Actrice, réalisatrice, féministe et co-fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Seyrig est une figure singulière dont la trajectoire croise celle de l’histoire du cinéma, du théâtre, de la vidéo et du féminisme.

Ce projet du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir est organisé par Nataša Petrešin-Bachelez, Giovanna Zapperi et Nicole Fernández Ferrer avec le soutien de Travelling féministe, le Forum des Images et la Fondation de France.


INFOS PRATIQUES

Le jeudi 9 mars 2017 à 20h30
Forum des images – Forum des Halles – 2 rue du Cinéma 75001 Paris – Métro Châtelet Les Halles
Salle 50

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14 février 2017 : Cerveaux mouillés d’orage

14 février 2017 : Cerveaux mouillés d’orage

Cerveaux mouillés d’orage de Karine Lhémon
France, 2016, 75 min, version originale française

« La blague, c’est qu’à nous deux, on a un cerveau entier ! » Ainsi s’exprime Hélène à propos du couple singulier qu’elle forme avec Laurence. Suite à un accident de voiture et un Accident Vasculaire Cérébral survenu à l’âge de 20 ans, toutes deux vivent en situation de handicap. Entre Toulouse et l’Ardèche, elles cultivent leurs passions : Hélène pour son jardin et la campagne, Laurence – alias Cocopirate – pour la musique et sa création en peinture. Traverser la tyrannie des apparences liées à des formes d’exclusion, tel est le projet de ce film documentaire qui donne à voir, sans pathos, des vies avec leurs manques, leurs imperfections comme des formes de résistance dans un monde conçu principalement pour des valides. Ou comment finalement deux femmes conjuguent ensemble force, complicité, amour et souffle réjouissant de liberté.

Karine Lhémon Photographe et doctorante en arts plastiques Karine Lhémon réalise en 2015 son premier film long métrage documentaire Cerveaux mouillés d’orages. Poursuivant le sujet de sa recherche doctorale : « entre/voir et imaginer, marge/norme, centralité/périphérie : un entre-deux des images », elle interroge les paradoxes de l’image, la perception du spectateur, l’écart entre le visible et le lisible. Elle a notamment travaillé à l’hôpital, auprès de femmes et d’enfants atteints de cancers, mais aussi de personnes handicapées ou au chômage (« Objets-chômages » Ed. Le Bec en l’air).

La projection sera suivie suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Karine Lhémon et les héroïnes du film, Hélène et Laurence.


INFOS PRATIQUES

Le mardi 14 février 2017 à 21h
Forum des images – Forum des Halles – 2 rue du Cinéma 75001 Paris – Métro Châtelet Les Halles
Film présenté en VOST pour sourds et malentendants dans une salle accessible à un public en situation de handicap.

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